Thérapie citoyenne (Par le citoyen indigné Dr Dansa Kourouma)

Le système vieux de trois décennies, qui a réduit notre peuple à la dépendance et à l’humiliation doit être combattu sous toutes ses formes.

Nous dénoncerons les travers dans la gestion publique, les comportements malhonnêtes de l’élite politique et de la société civile.

Ceux qui se sentent concernés au lieu de s’en offusquer, doivent s’indigner et changer d’attitude face aux intérêts du peuple.

Depuis longtemps (des décennies), la Guinée est minée par des luttes de clans d’un même système de 84 à nos jours.

Ils vont et reviennent comme s’ils sont les seuls bénis. Ils pillent et rempilent sans vergogne par peur de retourner à la misère.

Ils pillent et placent leurs progénitures sous protection dans les pays occidentaux et les enfants des autres croupissent dans la poussière des salles de classe d’un système éducatif inefficace et sans avenir.

Ceci, pour qu’après eux, leurs enfants et petits enfants aient raison sur les enfants des autres et perpétuent le système.

Ces sorciers, apprentis et maîtres sont partout:

Gouvernement, administration, opposition, société civile, syndicats, opérateurs économiques et même des chefs coutumiers et marabouts du système.

Quand on dénonce, on s’acharne sur toi, on lâche contre toi des mouches, chiens et gris-gris pour t’intimider ou tenter de te défaire à jamais.

Avec le capital accumulé, on tente de manipuler la justice et instrumentaliser des communautés entières et notre fierté identitaire se transforme en cauchemar.

Eh les gars ! On se connaît et on vous voit.

Seulement on se tait mais on n’a pas peur de vous.

Alors ceux qui ne comprennent pas, tirent dans tous les sens et contribuent inconsciemment à rendre le système plus robuste et perpétuel.

Alors je choisis la vigilance, la prudence et le combat continue mais sans relâche pour que nous tous comprenions que l’ennemi n’est pas l’occident mais plutôt c’est nous les Afro-guinéens.

Toute révolution doit s’attaquer au système en agissant sur les consciences en vue d’une prise de conscience progressive et totale. Dès lors, le changement devient irréfutablement possible.

A cause du système, depuis deux décennies plus de la moitié des enfants de Guinée naissent ou vivent dans une insécurité alimentaire et nutritionnelle chronique, plus des 2/3 d’entre eux auront à l’âge adulte un quotient intellectuel faible qui ne leur permettra pas d’être intellectuellement apte à gérer le pays dans n’importe quel secteur.

À cela s’ajoute au problème de fond, un système éducatif et sanitaire malade et désarticulé. Ceci est facteur de vulnérabilité qui fera que bon nombre d’enfants décéderont avant l’âge adulte, ceux qui franchiront la ligne rouge le seront avec des maladies chroniques graves et morbides qui affecteront irréversiblement leur productivité et par ricochet la croissance nationale.

Derrière l’écran des violences basées sur le genre, un autre cynisme qui crève les yeux: la couche féminine constituant les 55% de la population guinéenne, rencontre d’énormes difficultés au moment de l’accouchement et certaines d’entre elles meurent en donnant de nouvelles vies, du fait de l’anémie chronique, de la sous-alimentation ou tout simplement par complication lors de l’accouchement.

Sous l’effet de la malnutrition, les enfants qui naissent, viennent avec des handicaps irréversibles sur le plan mental, intellectuel, physique ou social. Il apparaît que la gratuité de la césarienne (décision majeure) revendiquée par le pouvoir bien que positif ne fait que voilée la face du problème.

Toute la problématique se situe du fait que la classe politique s’affronte pour le trône et personne ne se soucie des vraies questions et problèmes du peuple. Tout le monde s’agite pour le pouvoir, en utilisant le peuple, qui se meurt à petit feu par manque de solution.

C’est ici où la vraie question de l’alternance se pose.

Mais, elle doit se poser clairement et véritablement en dehors de toutes confusions, amalgames ou passions.

Alors je conclus aisément que le peuple a le droit de savoir avant de choisir.

 

 

 

 

Dr Dansa KOUROUMA

Citoyen indigné