Société : Les vérités d’une guinéenne à la classe politique et à la société civile en Guinée !

Des politiques aux leaders de la société civile: on en souffre de l’amateurisme!

La Guinée  ne saurait  avancer tant que sa classe  politique est constituée de profiteurs  qui font de la politique  pour chercher la ration quotidienne. Je les compare à  la volaille  qui ne cherche qu’à  picorer partout où possibilité se présente. Les députés ne font pas abstraction  de la médiocrité et l’égoïsme qu’ils affichent à l’assemblée  Natio-mal.

Deux principaux sujets de débat ont caractérisé  cette institution et nous vraiment tympanisé en ne disant point l’essentiel: il s’agit de la question  de salaire des députés  et celle de passeports  diplomatiques pour leurs enfants et épouses. Prenant  les citoyens comme des clowns, ils vont à  l’assemblée  que pour passer la journée  à  se chamailler sur des questions  d’intérêts  personnels.

Quand ils votent des faux budgets  pour enrichir leurs paires, là  on n’est pas informé, les budgets  sont faits en sorte que seulement ceux qui les votent sont habilités à en profiter. C’est en Guinée on voit un montant pour la construction  des centres de loisirs dans le budget  du secrétariat  des affaires religieuses. C’est dingue mais c’est une réalité.

Dans les priorités de nos politiques, il n’apparaît  que des attaques  et des contre-attaques  d’une entité  politique  contre une autre. Aux militants de la mouvance qui passent leur temps à  glorifier le Président de la république même dans le faux et à saboter le chef de file de l’opposition. Aux militants  de  l’opposition aussi  de saboter le président de la République et son gouvernement  et à  glorifier leur opposant.

C’est comme si chacun a  son petit  bienfaiteur qu’il faut à tout prix flatter. Cette opposition  qui est là  à  faire semblant de s’opposer,  à  parler de l’instauration  de la démocratie  qui signifie  pour elle l’organisation  des élections transparentes  qui peut être permettront de les faire parvenir aux affaires publiques. La question est celle-ci, ne vont-ils pas continuer les mêmes bêtises ou pis que le pouvoir actuel ?

Ce sont des gens qui ne se manifestent jamais pour l’intérêt  général, c’est seulement  quand ça les arrange qu’ils font appellent à la jeunesse à  sortir pour dans les rues, chose qui se termine toujours par un chaos voire des morts. Le pouvoir menace de réagir avec toutes les forces qu’ils ont quand il y a manif et l’opposition  montre orgueilleusement  demande à  cette jeunesse  abandonnée  de sortir.

On nous tue comme des animaux de brousse. On fait un grand mouvement  pour enterrer  les morts  au cimetière  des victimes  de Alpha CONDÉ. Un mort de plus est toujours comme un trophée pour l’opposition, le cimetière où toutes ces personnes sont enterrées est une illustration. Et après tout, ils finissent  par négocier  entre eux pour enfin accepter  les choses contre lesquelles tous ces gens qui croient en eux sont morts. C’est pourquoi, nous avons vu des manifestations  pour l’organisation et la transparence des élections  mais jamais une manifestation  pour demander une justice  aux victimes.  Une opposition  malhonnête, une mouvance fière, une jeunesse  manipulée, les pauvres familles endeuillées  et tout le monde est indifférent.

Un gouvernement  composé  de marionnettes qui chantent tous les jours que le progrès serait en marche en donnant de faux rapports, des projets morts nés et des promesses inimaginables. Ils utilisent l’analphabétisme  des citoyens pour nous faire croire qu’ils travaillent.

Quand on dit à  mon grand  parent du village que le Président veut construire  une usine de livres,  il sera très content car il ne sait que c’est pas l’usine qui fait les livres mais des intellectuels  qui réfléchissent et écrivent. Les fameux slogans « un étudiant, une tablette » ou « un tailleur, une machine », tous ces tailleurs dont la majorité n’a pas beaucoup  étudié  diront que le professeur  national  travaille car il pense à  eux.

Pour tout  ce semblant de gouvernance, il faut réfléchir pour trouver le faux dans tout ce qu’ils font ces vendeurs d’illusions. Ces ministres tous dépendants  des services  de Koro, qui ne peuvent même pas prendre un arrêté  ministériel  sans l’ordre du chef.

Un gouvernement  centralisé  autour du président de  la République qui a un seul souci après près de 40 ans à la recherche du pouvoir, tout ce qui l’intéresse, c’est à ce qu’on chante sa gloire même sans succès, comme le temps des Rois dans l’Afrique ancienne de Soumano Kanté  et/ou de Alpha Yaya Diallo. Puis qu’il n’y a rien à faire, il faut au moins ça pour maintenir son poste  et s’enrichir sur le dos du peuple avant d’être jeté  par la fenêtre  quand on ne fait plus l’affaire du chef.

Une société civile divisée pour une question  de  leadership, celle qui est censée défendre l’intérêt  général, être la voix des sans voix, est celle qui est là  pour faire semblant de lutter contre la mauvaise gouvernance. Une société civile composée  d’anciens  politiques, et des diplômés  sans emplois.

Ces acteurs qui ont quitté  les affaires de  l’Etat  créé  des ONG  pour utiliser leur influence afin d’avoir de financements utilisé ensuite pour médiatiser dans le tromper l’apparence, se faire plaisir et faire plaisir  à  ses amis et famille. Certains sont là  pour mettre en œuvre la volonté  du pouvoir et d’autres font semblant  d’être honnête. La minorité qui est là  pour défendre le principe  de l’engagement est mise à  l’écart.

Mais ça n’empêche  quand on a besoin  d’une personne de cette minorité  pour un bon  travail  et les représenter  ailleurs, on l’utilise juste pour l’occasion et se vante de donner la place aux jeunes. C’est dingue de bouffer la moitié  des fonds obtenus et d’accuser à  une minorité  de détourner  0,00001 des fonds. Mais bon la raison du plus fort est toujours malheureusement la  meilleure.

Ces bailleurs de fonds qui financent les ONG pour avoir une contrepartie du fonds financés. Les financements  se fond par copinage et par intérêt. Quand on est ami du responsable  de l’institution  de financement, on n’a pas même pas besoin de faire un rapport technique ou financier.

Et quand on a négocié  pour avoir un financement  dû  à  un pourcentage, il suffit juste de préparer des faux documents pour justifier  les fonds. Quand la minorité parle des fraudes, on la traite  de tout et finalement  on préfère se mettre à  l’écart  pour ne pas être Salit  car l’avenir est devant et on ne sait  quand tout cela nous rattrape.

Finalement, je ne peux tout dire, car la liste des problèmes est exhaustive!

 

 

Aissatou Cherif BAH

 

1 COMMENT

  1. Le mot est lacher, ils utilisent l’analphabétisme des citoyens , oublient que tous nos actes finirons par nous rattrapés tot où tard

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