Procès de Moussa Yéro : « C’est une atteinte à la liberté de la presse… » Selon son avocat

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Ouvert le 27 septembre dernier, le procès de  Madame Sow  Moussa  Yéro Bah journaliste et activiste des droit de l’homme s’est poursuivi ce jeudi 04 octobre 2018 au tribunal de première instance de dixinn. Après une longue attente, c’est aux environs de 14 heures que l’audience a été ouverte.

À l’entame, c’est la partie de la défense qui a  pris la parole pour ouvrir les discussions.
Dans son allocution, Me Salifou Béavogui déclare que le dossier de la dame Moussa Yéro Bah, journaliste défense des droits des femmes et en même temps mère de famille, n’est qu’une simple atteinte à la liberté d’expression en guinée.

« Monsieur le président, je voudrais commencer par vous dire que cette affaire est atteinte à la liberté de la presse. » Relate t-il avant de préciser que.
« Ma cliente n’a fait que informer l’opinion sur la situation d’une mineur détenue dans une prison et qui était en état de famille. » Ajoute t-il.

De son côté l’avocat de la partie civile soutien que l’affaire n’est qu’une fuite en avant, qui a une destination orientée vers une direction.

Pour Me Pépé Lamah, la défense veut faire croire que dans la presse tout est permis.
« Ils veulent vous faire croire que quand on est journaliste , on peut se cacher derrière son micro pour dire n’importe quoi sur un individu. » Dit-il.

Après ce débat houleux qui a durée plus de deux heures entre les deux  parties, le juge a renvoyé le dossier au 11 novembre prochain, pour une raison d’inconstitutionnalité, notamment dans l’article 109 et 1010.

De poursuivre , Me Salifou Béavogui a expliqué que quand une telle situation s’impose dans le droit, le dossier doit-être renvoyé  devant la cour constitutionnelle qui juge la constitutionnalité des lois.

« Face à l’action et à l’infraction reproché, nous allons opposer d’abord l’inconstitutionnalité de la loi. » Souligne t-il avant de fustiger le fait qu’en guinée on continue de s’én prendre négativement aux journalistes pour avoir fait correctement leur travail.

Plus loin, l’avocat promet de déballer avec preuve à l’appui la sincérité de ce qu’à dit Moussa Yéro dans cette affaire. Mais pour l’heure, Me Béa souhaite que la cour constitutionnelle se prononce sur le dossier. « L’affaire est mise en délibérée pour le 11 et nous attendons que le juge tranche. La réponse que la cour va donner va faire avancer le droit dans notre pays. » Espère t-il.

Pour sa part, l’avocat de la partie civile, a balayé d’un révère de la main. Pour Me Antoine Pépé Lamah  , la demande de renvoie  du dossier à la cour constitutionnelle par la défense, n’est qu’une intention délibérée  pour empêcher le cour normale de la procédure.

« Je pense que le tribunal ne tombera pas dans ce piège. » Réagit t-il.

Pour lui, la partie civile veut faire comprendre que le délit de la presse est dépénalisé.
« Alors que la loi 02  du 22 juin 2010 portant sur liberté de la presse que cette loi n’a pas dépénalisé la presse. Ça veut dire que la défense ne sait pas ce qui veut dire le délit de la presse. » Rétorque t-il.

Poursuivant, Antoine Pépé Lamah enseigne à la défense c’est quoi la dépénalisation de la presse. « La définition entre les deux codes ce que la loi organique portant sur la liberté de la presse y’a pas de peine d’emprisonnement, c’est ce qu’on appelle la dépénalisation de la presse. » Poursuit-il.

 

 

 

De retour de dixinn,  Amadou Diouldé Diallo pour Journal Guinée

00 224 621 50 15 82

 

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