Kaporo rails : l’Association des victimes devant la presse ce mardi !

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Le collectif des victimes de Kaporo rails était face à la presse ce mardi 06 mars 2019. L’objectif, faire le point sur l’évolution de la situation à Kaporo rails et présenter officiellement le collectif à la presse. D’entré,  le coordinateur du ce collectif après avoir fait l’historique de la situation a fustigé la façon dont l’État a procédé à cette opération de déguerpissement.

« Aujourd’hui c’est nous qui sommes les victimes de cette situation. Nous avons nos enfants, nos parents et nos femmes qui passent la nuit à la belle étoile. » Regrette Elhadj Alpha Oumar Diallo

« Nous avons des enfants qui partaient à l’école, aujourd’hui ils ne vont plus parce qu’ils sont mis dehors par le gouvernement avec leurs parents. ».

De son côté, le chargé de communication du dit collectif, Mamadou Samba Sow,  a commencé par démentir l’information selon laquelle les victimes de Kaporo rails en 98 ont été dédommagé.

Il explique qu’il y’a eu une association à l’époque mais personne n’a reçu un franc de la part du gouvernement.

Poursuivant, notre confrère est revenu sur  les propos du ministre de l’habitat Ibrahima Kourouma qui dit que ceux qui sont victimes à Kaporo sont des nouvelles occupations après la case de 1998.

« Ça aussi c’est pas vrai. Les nouvelles occupations dont on pourrait parler, c’est les garages, c’est les kiosques et autres qui étaient là, mais ça aussi avec la complicité des responsables y compris la gendarmerie locale, qui leurs faisaient payer un montant. » Précise Mamadou Samba Sow avant de dresser un bilan de ce déguerpissement qu’il qualifie de catastrophique

« Il y’a huit cent huit élèves qui sont dispersés comme ça dans la nature, par mis eux il y’a 36 qui sont candidats au baccalauréat, 38 au BEPC et 32 à l’examen d’entré en 7ème année. Et dans cette zone là il y’a 13 écoles privées qui sont concernées par cette situation. » Ajoute t-il

Enfin, ces victimes de Kaporo rails ont invité le chef de l’État Alpha Condé a effectué le déplacement sur Kaporo pour s’enquérir de la réalité sur le terrain, comme l’a fait le feu Général Lansana Conté en 1998.

 

 

 

Amadou Diouldé Diallo pour Journal Guinée

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