Guinée :Antonio Souaré, ce visage hideux dans un bal masqué

« La bonhomie est le plus charmant des visages ou le plus hideux des masques », Victor Hugo.
Parler de Mamadou Antonio Souaré, c’est de parler d’un prince charmant, au personnage double et à deux visages.
C’est comme pour dire qu’on s’est tous trompé sur sa sincérité et sur la personnalité de l’homme capable à lui seul et comme un don de la nature, être le symbole de l’unité des contraires. Quelle déception ?
Cet homme à l’apparence trompeuse est à l’image de ce livre à la couverture commerciale avec un contenu contraire. Ce qui est pour le marché est fait pour tromper. Cet homme pur qu’un acteur de fiction est un adducteur de mensonges.
Annoncé comme un gros éléphant pour la refonte du football guinéen, l’homme apparait de nos jours malheureusement, comme étant l’éléphant blanc du football guinéen, qui entretient des réseaux, encourage la corruption, encense le mensonge, bonifie la fourberie et prime les clans.
Le pharaon du football guinéen utilise ses moyens pour acheter le silence des journalistes. Tous ces derniers, sont devenus des batteurs de tamtam, des joueurs de la flute pour leur bienfaiteur. Dénoncer ou demander des comptes au pharaon est synonyme de crime de lèse-majesté. Il faut être sourd et aveugle pour être dans les bonnes grâces. Quelle honte ! Pour le confort matériel, des confrères ont vendu leur silence au prix du bien-être et pour des voyages de luxe. C’est cela aussi le mal guinéen, il n’y a point de crime quand on profite bien. Quelle monstruosité intellectuelle et quelle cupidité humaine ?
Mamadou Antonio Souaré doit rendre compte aux guinéens. Le fameux vote électronique pour l’attribution de la coupe du monde 2026. La disqualification de nos U17 pour le mondial Brésil 2019. La gestion du sponsor et la passation du marché avec macron. Le cas Paul Put. La débâcle de notre Onze national en Égypte. Ce sont là entre-autres des crimes suffisamment graves pour lesquels, il mérite d’être radié à vie dans le football guinéen. Ce n’est pas saint de la part de quelqu’un qui veut rendre notre football propre. Un homme qui a la main sale ne nettoie pas.
Cet habitué des parades médiatiques, trouve à chaque occasion un moyen machiavélique pour noyer le poisson et distrait l’opinion sur des banalités du genre, il brandit ses investissements dans le domaine comme s’il le faisait gratuitement ou bien qu’il n’en trouverait aucun intérêt. Ces grands Djélyba et autres mouchoirs de salon qui ne vivent que de sa poche, sont les premiers, comme des bandits dans un film pour attaquer.
C’est le drame du football. On achète les consciences, le silence, la dignité et même les âmes.
Honte au football guinéen ! Honte aux journalistes de Salon !
Antonio Souaré n’est qu’un visage hideux dans un bal masqué.

 

 

Marouane Dinguiraye

Journaliste et analyste politique