Convocation des journalistes de Nostalgie : L’audience est renvoyée au 1er octobre prochain !

Thierno Madjou Bah, Sidy Diallo et Ibrahima Sory Lincoln Soumah tous journalistes animateurs de l’émission «Africa 2015» à nostalgie ont répondu à la convocation de la Direction de la police judiciaire ce jeudi 27 septembre 2018. A la demande de l’avocat des journalistes, le Directeur national de la DPJ a renvoyé l’audience pour le lundi prochain.

Sur le motif de sa demande de renvoi de l’ouverture des enquêtes, l’avocat donne des explications.

« C’est pour nous permettre de bien lire les articles qui protègent mes clients afin que je puisse efficacement assurer la défense de mes clients. » Explique t-il.

Dans la convocation adressée à nos confrères, le motif de leur interpellation n’a pas été évoqué.

Selon  Me Salifou Béavogui l’avocat des journalistes,  rien n’est encore évoqué directement.

« Mais dans les couloirs nous avons appris que ce serait pour une plainte d’un particulier. C’est notamment une soeur qui serait dans une école religieuse. » Poursuit-il.

L’avocat a précisé aux accusés  qu’il n y’a rien de grave et les journalistes peuvent bien retourner et continuer l’exercice de leur métier.

Poursuivant, l’avocat a regretté la violence faites aux journalistes dans l’exercice de leur travail et a demandé à ce que le dossier contre la bastonnade des journalistes au PM3 de Matam soit jugé.

« Depuis novembre vous avez été brutalisé, humilié, blessé et rejeté dans l’exercice de votre travail. Je profite de votre micro pour demander au parquet général que  le dossier soit juger pour que les journalistes qui ont été brutalisé, qui ont été blessé et qui ont perdu leurs matériels de travail  dans une gendarmerie  soient rétabli dans leurs droits. Mais je regrette malheureusement que jusqu’à présent que cela n’a pas été fait. » Soutien t-il.

Me béa souhaite désormais que quand un journaliste dans l’exercice de sa profession se rend coupable d’une infraction, la même promptitude qui l’amène sa convocation que la même promptitude soit emprunté lorsqu’un journaliste est victime.

« Je ne comprends pas que lorsque les journalistes sont victimes que nous restons pendant des mois sans que ce dossier ne soit jugé et que lorsque les journalistes se retrouvent pour parler d’une information qu’on les convoque devant la justice c’est l’amertume là que j’ai aujourd’hui. » Conclut-il.

Hors micro nous avons appris que ces journalistes aurait  été convoqué suite à une plainte qu’un responsable d’une école a porté contre eux.

Nos confrères   sont accusés de complicité de diffamation dans   une  enquête qu’ils ont mené sur le viol dans une école à Kaloum.

 

 

 

 

Amadou LY pour Journal Guinée

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