Circulation routière: Voici les causes des embouteillages dans la ville de Conakry !

Selon une étude réalisée par des spécialistes, le réseau routier guinéen est l’un des plus défaillants du monde routier.

Puisqu’il comporte des insuffisances grotesques. Ce qui fait qu’il ne se passe pas un seul jour sans qu’il n’y ait des embouteillages à Conakry.

Il y en a qui prennent quelques minutes, d’autres, plusieurs heures avec une longue file de véhicules.

Les chauffeurs, police routière, vendeuses et vendeurs se rejettent la responsabilité dans cette situation.

En ce qui concerne les chauffeurs, le constat révèle que la majorité des embouteillages qui empêche la fluidité de la circulation des véhicules à Conakry est en premier lieu du aux chauffeurs, surtout ceux des taxis.

A leur charge, plusieurs griefs. Les policiers les accusent notamment d’impatience face aux ordres des agents, de précipitation, de mauvais stationnement et de non-respect du code de la route.

Dans cet empressement, selon la police, les chauffeurs de Taxi n’hésitent pas un instant de créer une énième ligne. Désirant résoudre le problème de bouchons, ils le renforcent plutôt mieux.

Irrespectueux du code de la route, pressée et enclins à la quête effrénée de l’argent, certains chauffeurs se garent mal pour débarquer ou embarquer des passagers n’importe où et n’importe comment.

« Ils se permettent de se garer n’importe où à cause de l’argent », nous a confié un policier.

Ceux qui pratiquent l’autoroute Fidel Castro et la route Le prince en sont spécialistes. Sur ce tronçon, l’avant-midi, les embouteillages vont de 7h à 10h, et l’après-midi de 15h à 19h voire 20h. Un fait qui résulte, selon certains policiers, du fait que la majorité de ces chauffeurs est issue des garages de mécaniciens.

Cependant les chauffeurs s’en prennent à leur tour aux policiers qu’ils accusent de mal faire leur travail, ce, en accordant du crédit à l’argent.

« Leur premier souci, c’est de récupérer 500 ou 1000 Fg aux chauffeurs », témoigne un usager.
Il ajoute que lorsqu’il est en infraction, il apprête tout de suite une somme, histoire d’échapper à la fourrière.

Il arrive que des policiers occasionnent aussi des bouchons terribles qui prennent souvent plusieurs heures.

Au nombre des autres causses des embouteillages à Conakry, il y a des vendeuses et vendeurs qui préfèrent faire leur commerce près de la chaussée.

La largeur de la chaussée étant réduite, cela provoque généralement des embouteillages, d’autant plus que la circulation devient lente.

Reportage réalisé par Mamadou Mouhtady Diallo pour journal Guinée