Abdoulaye Yero Baldé sur la réconciliation Nationale : « les multiples questions que nous posent les victimes de tous les événements ne peuvent nous laisser indifférent »

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Après trois jours de travaux, l’atelier d’appropriation et de validation technique de l’avant-projet de la loi portant création, mandat, composition, organisation et fonctionnement de la commission vérité, a pris fin ce vendredi 14 avril 2017.

 

Selon le haut-commissaire des droits de l’homme en Guinée, Jean-Louis Bouaka, durant ces trois jours les participants ont eu l’occasion d’examiner les expériences du pays, pour avoir une idée globale sur les enjeux et défi liés à un tel processus, mais également l’opportunité de mener les recherches approfondies sur la pertinence d’une commission Vérité, notamment ses compétences, son organisation et son fonctionnement par rapport au contexte du pays. Car, dit-il, chaque pays à sa particularité.

« À travers vos contributions de qualité, visant à améliorer cet avant-projet de loi, nous nous sommes certainement rendu compte que le pouvoir public et la société civile peuvent jouer un rôle  dans l’accompagnement d’un processus de justice transitionnelle », a-t-il fait savoir.

Avant de rassurer : « particulièrement pour le haut-commissariat des Droits de l’Homme (HCDH), je peux vous rassurer que nous ne ménagerons aucun effort pour continuer à vous apporter une expertise de qualité, afin de conformer le processus de Guinée au standard existant en matière de justice transitionnelle ».

De son côté, le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Abdoulaye Yéro Balde, au nom du Premier ministre, a toutefois souligné qu’à travers l’atmosphère de fraternité et de convivialité, les brillantes interventions des facilitateurs, des échanges fraternels et profonds qui ont suivi, l’on se rend suffisamment compte de l’intérêt réel que les Guinéens ont à voir leur pays se réconcilier avec son passé.

Et de poursuivre : « les multiples questions que nous posent les victimes de tous les événements, qui ont marqué notre passé et dont je salue le courage ne peuvent nous laisser indifférent. Les questions que nous posent les jeunes de notre pays sur notre histoire récente. Questions restées souvent sans réponses, nous interpellent tous pour un engagement toujours plus soutenu pour la vérité, la justice, les réparations et des garanties de non-répétition »

Pour terminer le ministre Yéro Balde a également rassuré : « J’ai particulièrement pris note des sujets qui ont donné lieu à des discussions passionnées, parfois très tendus et puis, vous assurez que nous continuerons la réflexion au sein de la primature et au conseil des ministres afin que le texte qui sera soumis à l’assemblée nationale puisse être véritablement conforme aux conclusions des consultations nationales ».

 

 

 

Mohamed Kaba Soumah pour Journal Guinée

 

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