Violation des libertés en Guinée : L’opposition monte au créneau et accuse le pouvoir !

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À travers une déclaration rendue publique dans la matinée de ce mardi l’opposition républicaine a dénoncée la décision par les autorités d’interdire aux syndicats et aux mouvements de la société civile de manifester. Cellou Dalein Diallo et ses pairs de l’opposition qualifie cette décision des autorités du pays d’un recul  de la démocratie et des libertés publiques en guinée.

L’opposition estime à travers la déclaration que  les mouvements syndicaux et de la société civile ont le droit de s’exprimer légalement et de façon publique leur mécontentement, suite à la hausse unilatérale du prix du carburant à la pompe.

Plus loin, elle considère que cela est une atteinte grave à notre constitution qui garantit aux citoyens la liberté d’expression et de manifestation.

« L’exercice des libertés publiques ne menace pas l’ordre public. Ce qui menace l’ordre public c’est la pauvreté de la population que vient accentuer la nouvelle augmentation du prix à la pompe dont le poids considérable dans les coûts de transport obère les prix à la consommation. » Indique les opposants

Ce qui menace l’ordre public poursuit-il, ce sont la dégradation du réseau routier, l’insalubrité de Conakry, la déperdition de la jeunesse dont l’avenir s’évanouit dans le Sahara ou dans la méditerranée, la dégénérescence morale des gouvernants avec une corruption qui fait honte au pays.

« Ce qui menace l’ordre public, c’est le désordre de nos institutions au point de mettre en danger la république. » Souligne t-il

Les opposants accusent également le régime d’Alpha Condé de prendre en otage le pays.

«  C’est bien le pouvoir actuel qui a pris en otage le pays en instaurant un système de gouvernance constitutif d’intrigues, d’exclusion et de prédation. Il faut aussi rappeler que l’ordre public qu’on veut opposer aux libertés constitutionnelles est bien réglementé, notamment par la loi. » A-t-on rappeler aux gouvernants.

Par la même occasion,  l’opposition républicaine prend à témoin l’opinion nationale et internationale sur ce qu’elle qualifie  de la  violation récurrente de la constitution de notre pays et affirme avec la plus grande solennité qu’elle n’acceptera aucune altérité au droit constitutionnel des guinéens.

« Qui est celui de manifester sur les voies et places publiques conformément à la loi.  » Poursuit-il

Pour terminer l’opposition a réaffirmée sa  solidarité envers  les forces sociales et les organisations syndicales.

Elle a  invité enfin  toutes les forces vives de la Nation à l’unité  et a se mobiliser pour l’amélioration des conditions de vie des populations et la défense des droits et libertés constitutionnels.

 

 

Amadou Diouldé Diallo pour Journal Guinée

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