Politique : ces graves accusations de BAH Oury qui risquent de frustrer le président de l’UFDG !

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La crise qui mine l’opposition républicaine avec la création du Front pour l’Alternance Démocratique (FAD) continue d’alimenter le débat politique dans la cité. C’est justement dans ce sens que M. Bah Oury vice-président exclu de l’UFDG a réagi le week-end dernier dans l’émission ‘’ Le grand débat’’ sur Tamata Fm.

 

Toutefois il soutient que cette situation est le résultat du manque de stratégie du leader de l’UFDG principal formation politique de l’opposition.

« Ce qui est important c’est n’est pas le point de vue politique. C’est l’isolement politique de Cellou qui est l’élément dominant dans cette situation.  Certains leaders politiques ont compris que malgré son manteau de chef de file de l’opposition, c’est n’est plus suffisant. Il ne correspond pas de par ses méthodes, de par sa stratégie, de par son leadership personnel, à l’homme politique capable de rassembler, de fédérer des énergies et de respecter la pluralité des idées que l’opposition de manière beaucoup plus large puisse être un intellectuel crédible pour faire émerger une nouvelle alternance en Guinée. Ils ont compris ça de par leur propre expérience et de par aussi de la dynamique sociétale et l’évolution politique du pays. Si Ils savaient que Cellou a du monde beaucoup d’entre eux ne s’éloigneraient pas. Mais c’est parce qu’ils ont constaté que le monde qu’il avait hier n’est plus aujourd’hui. L’UFDG va changer de leadership, la manière de conduire l’UFDG actuellement conduit à la perte de l’UFDG. En tant que fondateur de l’UFDG, je suis intéressé fondamentalement à ce que l’UFDG puisse continuer sa lutte. Je veux changer cette manière de faire et tout ce qui peut contribuer à aller dans ce sens j’applaudis. » a t-il fait savoir

Pour enfoncer le clou, l’ex ministre de la réconciliation nationale est longuement revenu sur le bras de fer qui l’oppose à Cellou Dalein Diallo.

Pour Bah Oury, le patron de l’UFDG, est entrain de s’enrichir sur le dos des militants.

« Notre divergence avant même les élections présidentielles de 2010, c’est par rapport à la gestion de l’UFDG. Avec le Doyen Bah Mamadou on s’était retrouvé pour dire nous voulons mettre en place désormais une institution crédible qui rassemble nos individualités avec un patrimoine propre du parti qui n’a rien à avoir avec les patrimoines des gens et des autres. C’était la base de l’accord mais Cellou a violé cela. Pendant une certaine période il a créé des problèmes pour dire que c’est Bah Oury qui ne veut pas que je sois président de la république. Je me suis abstenu de le dire, mais après les élections de 2010 je lui ai dit que ce n’est pas comme ça qu’on gère un parti politique. Nos problèmes ont commencé en ce moment-là, aujourd’hui c’est n’est plus BAH Oury seulement qui le dit, tout le monde le constate. Il utilise même des gens pour descendre dans la rue, pour obtenir des avantages pécuniaires le résultat est là 500 millions par mois. Moi j’ai commencé la politique en prenant des risques pour défendre le droit de mes compatriotes, j’ai sacrifier ma carrière administrative professionnelle pour cela. J’ai fais un certain nombre de fois la prison parce que je me battais pour préserver le droit des autres je n’ai jamais cherché à me faire de l’argent sur le dos et la vie de mes compatriotes. » a t-il renchérit

Par ailleurs, BAH Oury a mis un accent sur le procès du journaliste Mohamed Koula Diallo, il soutient que Cellou  Dalein Diallo a toujours tenté d’influencer la justice par rapport à ce projet.

« Y’a l’argent qu’il utilise, y’a la corruption qu’il utilise. Il a tellement utilisé mais jusqu’à présent sa n’a pas prospéré. Le procès de l’assassinat du journaliste de Mohamed Koula Diallo et la tentative d’assassinat sur ma personne, n’intéressent pas seulement les guinéens. Sa intéresse aussi bien la communauté régionale que la communauté internationale.  C’est un test pour s’assurer que la justice guinéenne est en mesure de dire le droit lorsque des responsables politiques de premier plan sont visés dans un dossier plus précis. » a conclu l’ancien ministre de la réconciliation nationale.

 

 

 

Amadou Diouldé Diallo pour Journal Guinée

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