Modification de la constitution : Un opposant s’attaque au pouvoir d’Alpha Condé !

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Le débat sur une éventuelle révision de la constitution guinéenne continue de faire réagir les acteurs politiques guinéens. Ce mardi 12 février 2019, le président du parti Union pour un Mouvement Populaire ( UMP) a réagi sur cette actualité qui défraie la chronique en Guinée ces derniers temps. Pour Aboubacar Siddigh Diallo, il y’a des parties dans cette constitution qui sont intouchables.

C’est par exemple,  ce qui tient à l’unicité de l’État qui est un principe qui voudrait que quelque soit l’évolution de la société que la Guinée soit un pays unitaire.  « Donc on ne touche pas à ça. » Réagit-il

En ce qui concerne la laïcité de l’État, poursuit Siddigh Diallo, quelque soit l’évolution on voudrait que toutes les aspirations religieuses se reconnaissent en l’État, purgent leur source d’existence légale dans la constitution et qu’on y déroge pas à ça.

« Cela empêche que les musulmans ne déclare la Guinée comme un État islamique. »

En Guinée, selon lui, il y’a 85% des musulmans, si on prenait la théorie de la démocratie la majorité gagne, on aurait été un État islamique.

« C’est grâce à la constitution que nous n’arrivons pas à ce niveau là. » S’est-il réjoui

Selon cet ancien membre du  CNT (conseil national de la transition),  c’est  quand on a vu l’appétit très vorace du politicien à se pérenniser au pouvoir, et on a tiré les leçons de tout ce qui est en train de brûler l’Afrique depuis les indépendances, on se dit qu’il faut limiter la durée et le nombre des mandats.

« C’est ce qui fait qu’aujourd’hui le pouvoir en place est embêter, parce qu’il veut mettre dans un poumon un système, une pièce, mais, en le faisant il risque de déchirer tout le poumon, et il risque même de mourir. Il ne sait plus par quel pédalage il faut passer pour modifier la constitution. » Dénonce t-il

La constitution qui a prévue en son sein des dispositions modifiable, soutien t-il,  n’a pas prévue par contre, qu’une nouvelle loi puisse la supprimer.

« Ce mécanisme n’existe nul part en droit, et ça n’existe nul part dans le monde. » A-t-il rappelé

D’après Aboubacar Siddigh Diallo, dans le contexte actuel, c’est un seul cas qui peut rendre possible la modification de la constitution.

« Soit si on est dans une situation exceptionnelle,  ou dans une situation de non droit et c’est un coût d’État qu’il se fait pour supprimer la constitution. Mais comme aujourd’hui y’a des faux juristes qui pensent et qui disent au président on peut vous apporter une solution l’égale. Mais cette solution est impossible d’application. » Prévient l’opposant pour conclure

 

 

 

Amadou Diouldé Diallo pour Journal Guinée

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