Mandat des députés, composition de la CENI et troisième mandat : Thierno Mamadou parle de tout.

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Longtemps absent du débat, le président de la Nouvelle Génération pour le Changement-NGC , s’est exprimé ce lundi 28 janvier sur les derniers développement de  l’actualité sociale, politique et économique de la Guinée. De l’expiration du mandat des députés, à la nouvelle composition de la CENI en passant par un éventuel troisième mandat, Thierno Mamadou Bah a fait une lecture globale de la situation.

PROROGATION DU MANDAT DES DÉPUTÉS !

Sur ce sujet qui fait l’objet d’une avalanche de commentaires et des réactions dans la cité, le président de la NGC apprend que l’apprentissage de la démocratie doit commencer par la haut en principe.

Pour lui, c’est là-bas qu’on doit montrer ce qui doit-être fait, et c’est ceux-là qui doivent accepter de se soumettre à ce qui est normal et démocratique.

« On prête au président Condé qu’il n’a jamais démenti son intention de briguer un troisième mandat, pour l’instant c’est des intentions, mais puisqu’il n’a pas démenti, tout porte à croire qu’il est dans cette logique. Alors nous qui dénonçons cette situation, surtout les députés, on n’est pas sensé accepter un glissement du calendrier électoral à quelque niveau que ça soit. Nous n’avons pas un député au parlement, nous avons un avis là-dessus. Les députés auraient dû rester s’il n’y avait pas ce décret. Puisqu’ils auraient pu rester s’il n’y avait pas ce décret parce que y’a pas une autre assemblée. Moi à la place des députés le lendemain du décret je m’en vais. Ils ont été élus par le peuple ce n’est pas un décret qui peut garder un député. Y’a un certain nombre des députés qui ont dit dans un passé récent qu’ils ne reconnaissaient pas la cour constitutionnelle, alors comment peuvent-ils accepté que ça soit cette même cour qui légalise un peu leur statut. Il faut être logique dans ce qu’on fait parce que là y’a pas de logique. Ce qui est plus important aujourd’hui, on doit plutôt exiger  et les députés et ceux qui ne sont pas députés et toute la classe politique au président Condé c’est de respecter les calendriers électoraux. » Explique t-il

DE LA RECOMPOSITION DE LA CENI !

Sur cette autre question, l’ancien journaliste reconverti en politique se pose la se demande comment on peut continuer à dénoncer un certain nombre des choses, et à un moment donné s’accorder sur ce sur quoi on n’était pas d’accord hier alors que rien n’a absolument changé.

C’est d’ailleurs pour cette raison que Monsieur Bah estime que, pour ce qui est de la CENI, c’est un faux débat.

« À mon avis tout ça c’est un faux débat. Ce qu’il faut exiger encore une fois, c’est le respect du calendrier électoral. L’essentiel aujourd’hui c’est d’exiger les élections. Ce n’est pas dire dans 3 mois si y’a pas eu ceci on va faire ceci non. Le mandat est terminé il est terminé, parce que de toute façon on ne va pas accepter un glissement du calendrier en 2020. Et si on doit refuser un glissement du calendrier en 2020, il faut maintenant refuser ce glissement du calendrier pour les députés. Il faut qu’on soit logique.  Vous savez y’a absolument rien dans cette CENI. Parce que avoir deux ou trois représentants à la CENI ça ne sert absolument à rien. Ceux qui y vont, ils y tirent profit pour eux-mêmes, y’a des véhicules de service, ils ont beaucoup d’avantage. Qu’est-ce qu’ils peuvent faire pour leur parti politique, absolument rien on a vu, ils étaient là-bas depuis 2010. Ce qui est mieux pour ce pays, ce dont on a besoin c’est d’avoir plutôt une CENI technique que d’une CENI politique. » Ajoute t-il

DU TROISIÈME MANDAT !

Sur cette affaire de troisième mandat dont le chef de l’État Alpha Condé entretien toujours un flou total, Thierno Mamadou Bah assure que le président Condé a bien envie d’aller au troisième mandat.

Pour lui barrer la route,  leader de la Nouvelle Génération pour le Changement pense plutôt qu’il faut exiger du pouvoir en place la tenue rapide de toutes les élections à date.

« Ce qui est plus important aujourd’hui c’est d’exiger au président Condé d’aller aux élections. Je vais vous dire une chose, le pouvoir en place n’a pas envie d’aller aux élections. C’est clair et nette. Pourquoi on prête au président Condé de vouloir glisser le calendrier. Donc c’est simple, y’a des gens aujourd’hui qui sont devenus des complices peut-être sans le vouloir. Tous ceux-là qui vont accepté d’aller siéger au parlement ils sont de facto indirectement complice d’un éventuel glissement du calendrier.  La démocratie c’est d’abord les élections, et puisque y’a une date pour les élections, pourquoi on va refuser d’aller aux élections sous prétexte que y’a un glissement du calendrier qui fait plaisir à certains et qui veulent continuer à en tirer profit. » Conclut-il

 

 

 

Amadou Diouldé Diallo pour Journal Guinée

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