Les contre-vérités d’Albert Bourgi, le néo-négrier de la même espèce que François Soudan du jeune Afrique

Sur la une du site internet www.africaguinee.com du mercredi 19 juin 2019, figurait l’interview dont le titre est le suivant : « 3ème mandat pour Alpha Condé : qu’en pense Albert Bourgi ? ».

Inutile de rappeler que l’initiative de cette interview est loin d’être le fruit du hasard. Avant et après l’accession de monsieur Alpha Condé à la présidence de la République, le nom de monsieur Albert Bourgi  a toujours été associé à la plupart des actions sournoises entreprises par Alpha Condé contre le peuple martyr de Guinée. Cela n’a rien d’étonnant du fait que tout bon dictateur sanguinaire et pillard de l’Afrique francophone a forcément son Bourgi, qui peut être Robert ou Abert Bourgi. Comme François Soudan, ces frères Bourgi font partie de ceux qui ont décidé de vivre confortablement du sang du peuple martyr d’Afrique noire, comme si ce peuple n’a pas été  suffisamment martyrisé dans son histoire et qui continue encore aujourd’hui, notamment par cette fuite massive et  mortelle des jeunes africains à destination de l’Europe. Pourtant, une bomme partie de ces jeunes migrants finit par être décimée par les bandes criminelles qui les vendent comme des petits pains avant que certains rescapés ne soient engloutis par la mer méditerranée. Nul besoin de dire que les personnes qui soutiennent les dictateurs africains ont une grande part de responsabilité dans la tragédie humaine qui frappe notre continent. Albert Bourgi et François Soudan sont des symboles même des personnes qui servent de béquilles pour les dictateurs d’Afrique noire. Ils n’ont jamais d’amis démocrates. Ce qui est étonnant, c’est l’alliance contre-nature qui lit Maître Boucounta à ces deux néo-négriers. Les Guinéens étaient loin d’imaginer que Maître Boucounta pouvait mettre sa connaissance au service de la destruction des vies humaines et de la démocratie dans un pays frère et limitrophe à son pays le Sénégal.

Pour revenir sur les contre-vérités de monsieur Albert Bourgi, on constatera à la lecture de son interview, qu’il a les mêmes arguments que les promoteurs du troisième mandat et de la nouvelle constitution. On constatera également que  même le mensonge exige une dose d’intelligence qui semble avoir  manqué à monsieur Bourgi lors de son interview. Enfin, on remarquera que monsieur Bourgi s’était moqué des membres du FNDC en soutenant qu’ils ignorent le fonctionnement de la CPI. Il se trouve que c’est lui-même qui semble être en souffrance aigue de son ignorance du fonctionnement de la CPI.

ARGUMENT COMMUN  A  Mr. BOURGI ET AUX PROMOTEURS DU TROISIEME MANDAT

Pour constater cette communauté d’argument, lisez la réponse de monsieur Bourgi à la question d’africaguinee :

AFRICAGUINEE.COM : « Les membres du Front National pour la Défense de la Constitution vous accusent notamment d’être un des soutiens au projet de troisième mandat pour le Président Alpha Condé. Que répondez-vous ?

  1. Bourgi : « Je suis contre le troisième mandat. Basta ! C’est clair ? Je ne suis pas pour le troisième mandat. Référendum, référendum, je ne suis pas pour le troisième mandat. C’est évident. Je trouve que l’opposition, Cellou se discrédite en agissant de cette manière. On est opposant, on s’oppose, il y a d’autres modes de fonctionnement de la démocratie ».

Avec cette réponse, surtout ce passage «  Référendum, référendum, je ne suis pas pour le troisième mandat », le néo-négrier Bourgi  utilise le même argument que les promoteurs du troisième mandat, c’est-à-dire « je suis contre le troisième mandat, mais, je suis pour la nouvelle constitution »  qui, en réalité, permettrait à Alpha Condé de briguer un nouveau premier et deuxième mandats présidentiels. Bourgi avait parlé du référendum sans dire qu’il est contre ce projet, en insistant seulement sur le fait qu’il est contre le troisième mandat. S’il était aussi contre la violation de l’esprit et la lettre des dispositions constitutionnelles par la voie de changement illégal de la constitution par Alpha Condé, il aurait pu  dire  qu’il est contre le troisième mandat et tout changement de constitution permettant à Alpha Condé de se maintenir au pouvoir en violation de la constitution. Donc, par cette interview, monsieur Bourgi n’a pas pu cacher son soutien manifeste et connu au projet de coup d’État constitutionnel d’Alpha Condé.

LES CONTRE-VÉRITÉS DE  Mr. BOURGI

Lors de cette interview, notre professeur de Droit public semblait autant perdu qu’un étudiant de la première année qui affronte son premier examen. Pour preuve, dans seulement deux paragraphes, le néo-négrier Bourgi avait tenu deux propos différents et contradictoires sur le même fait.  Lisez sa réponse à la question d’africaguinee:

AFRICAGUINEE.COM : On vous accuse également d’être un des rédacteurs de la nouvelle Constitution. Que répondez-vous ?

Bourgi : « Je ne suis pas pour le troisième mandat. Je n’ai écrit aucun article, ni d’une nouvelle ou de l’ancienne constitution. Je ne suis pas un interventionniste. J’ai des amitiés très fortes. Alpha Condé est un vieil ami. Je l’ai connu à l’époque où il était en prison, j’étais président de son comité de libération. J’ai des amitiés très fortes, mais les amitiés très fortes ne se conjuguent pas nécessairement avec des engagements politiques ».

Selon monsieur Bourgi, il a connu Alpha Condé lorsque ce dernier était en prison. Donc en 1998, il y a de cela 20 ans. Pour rappel, monsieur Alpha Condé avait été arrêté et emprisonné au lendemain de l’élection présidentielle de 1998. Cependant, dans le paragraphe ci-dessous mentionné, c’est une autre version que soutient monsieur Bourgi quant au moment où il a fait connaissance d’Alpha condé. Lisez ses propos :

Bourgi : «M’envoyer devant la Cour Pénale Internationale ? (Rires !!!) C’est n’importe quoi. Vous leur direz que je suis bon à Dakar. Une opposition qui s’oppose c’est normal, c’est le sens d’une démocratie. Je ne suis pas quelqu’un qui rédige simplement, j’ai mes convictions qui sont très claires.  J’ai accompagné Alpha Condé, j’ai été le président du comité pour sa libération, mais dans la vie politique intérieure d’un pays, je ne suis pas partie prenante.  Moi je me suis toujours battu contre les ingérences de la France, l’ancienne puissance coloniale dans vos pays. C’est aux guinéens de décider. Ce n’est ni à Boucounta, ni à Albert. Ce n’est pas parce que nous avons des liens familiaux, personnels (…). Alpha est le parrain de ma fille qui est née il y a 35 ou 40 ans. Il n’était pas en politique à l’époque ».

Dans la dernière phrase de monsieur Bourgi mentionnée ci-dessus, il soutient qu’il connaissait Alpha Condé qui est le parrain de sa fille, avant même son engament politique, il y a de cela 35 ou 40 ans. Pourtant, il avait dit plus haut, avoir connu Alpha Condé lorsqu’il  était en prison, c’est-à-dire, après son échec électoral de 1998 il y a de cela seulement 20 ans, donc, bien après son engagement politique ! Quelle contradiction ! Peut-on accorder la moindre crédibilité aux propos de ce monsieur ? Un négrier classique ou néo-négrier est une personne pour laquelle l’homme noir reste encore une marchandise au même titre que toute autre banale marchandise qui ne doit susciter ni respect ni pitié, le seul objectif étant de s’enrichir dans son dos. Sinon comment M. Bourgi, M. François Soudan et Maitre Bouconta peuvent soutenir des dictateurs sanguinaires et pillards dont la gestion calamiteuse jette une partie de la jeunesse africaine dans les pièges mortels des passeurs et les profondeurs de la mer méditerranée ! Ces méprisables néo-négriers blancs comme noirs et leurs alliés dictateurs africains doivent faire l’objet de combats acharnés de tous les peuples d’Afrique car, ils constituent le frein ultime à notre libération définitive.

L’IGNORANCE DE Mr. BOURGI DU FONCTIONNEMENT DE LA CPI  

Monsieur Bourgi se moquait  des membres du FNDC en soutenant qu’ils ignorent le fonctionnement de la CPI. Il se trouve que c’est lui-même qui semble être en souffrance aigue de son ignorance du fonctionnement de la CPI.  Lisez sa réponse à la question d’africaguinee :

AFRICAGUINEE.COM : Votre nom est sur la liste qui a été transmise à la Cour Pénale Internationale par les membres du Front National pour la Défense de la Constitution. Quelle est votre réaction ?

ALBERT BOURGI : «  La CPI est une institution qui a ses règles, qui a ses fondements, franchement c’est une farce d’opposants. Est-ce qu’ils savent ce que c’est que la Cour Pénale Internationale ? Ils savent ce que c’est qu’une justice internationale ? Est-ce que Boucounta, Albert Bourgi ont été des acteurs liés (…) non mais c’est n’importe quoi !

Des amis d’Alpha Condé qui seraient coresponsables de ce qui se passe, non mais arrêtez ! Je sais ce que c’est que la Cour Pénale Internationale (…). Je défends souvent ceux qui y ont été amenés de manière totalement arbitraire, Laurent Gbagbo et compagnie. Franchement il y a autre chose que d’envoyer une liste de personnes à la CPI. Si vous êtes opposants, il faut se battre. Vous avez vos convictions, vous allez vous battre, vous les défendez. Qu’est-ce que vous allez demander à la Cour Pénale Internationale ? Est-ce que vous savez que c’est des crimes commis qu’on traduit devant la CPI ? C’est vraiment une galéjade ».

La réponse de monsieur Bourgi exige qu’on se pose la question à savoir, s’il croit en ce qu’il dit ou s’il le dit pour faire croire qu’il n’est pas effrayé par la transmission de son nom à la CPI comme étant l’un de ceux qui seront tenus pour responsables de la tragédie humaine que prépare Alpha Condé et ses soutiens parmi lesquels monsieur Bourgi. Il semble ignorer que l’incrimination de complicité de crime contre l’humanité n’est pas un rêve mais une réalité.  Pour s’en convaincre, j’invite monsieur Bourgi à s’intéresser au cas de la société LAFARGE qui, au mois de juin 2018, avait été accusée par la justice française de complicité de crime contre l’humanité  pour avoir financé plusieurs groupes armés qui ont commis des crimes contre l’humanité dont l’État islamique, dans le but de maintenir son activité en Syrie pendant la guerre. De ce fait monsieur Bourgi,  s’il s’avère que vous aviez apporté assistance ou aide, matérielle ou intellectuelle au président Alpha Condé pour la réalisation de son plan criminel consistant à se livrer aux massacres de la population pour but de se maintenir au pouvoir, alors la CPI aura toutes les raisons légales de s’intéresser à vous le moment venu. Donc, le FNDC est loin du qualificatif de plaisantin que vous lui réservez.

Monsieur Bourgi et François Soudan doivent savoir que les Guinéens et certaines ONG  savent d’eux plus que ce qu’ils ne peuvent imaginer même dans leur rêve. S’ils pensent que le combat des Guinéens se limitera seulement à la mise hors d’état de nuire d’Alpha Condé, alors ils se trompent lourdement. Ils doivent savoir que la constitution guinéenne, dans son préambule, rend le pillage de deniers publics imprescriptible. L’argent public indûment perçu par les amis et collaborateurs d’Alpha Condé et  les fortes sommes payées en rémunération des torchons de François Soudan publiés dans son magazine Jeune Afrique feront l’objet d’enquêtes et de poursuites sur le fondement combiné des normes guinéennes et des normes internationales relatives à la corruption des agents publics étrangers entre autres chefs d’accusation. Le président Alpha Condé doit se rendre à l’évidence que les torchons de M. François Soudan ne pèsent rien face aux révélations des journalistes professionnels de MEDIAPART, du MONDE… relatives à sa gestion calamiteuse de la chose publique et de sa gouvernance dictatoriale.

Nous pensons que  M. Bourgi, M. François Soudan et Maitre Boucounta sont des acteurs majeurs de la tragédie humaine que prépare Alpha Condé avec leur aide et le peuple de Guinée s’en souviendra.

 

 

 

MAKANERA Ibrahiam sory