Politique :La méthode Alpha ou la gouvernance par le mépris !

À l’issue des joutes électorales de 2010, j’avoue que bien que n’ayant pas voté pour lui, je faisais partir des compatriotes qui avaient une lueur d’espoir pour le pays, avec l’arrivée d’un homme neuf qui a consacré toute sa vie à lutter pour l’instauration de la démocratie et d’un véritable Etat de droit en Guinée.

Pour moi donc, ceux qui le traitaient d’etranger, de revanchard ou de je ne sais quoi d’autre, n’étaient que des adversaires vaincus qui faisaient les mauvais perdants.

Mais au bout de 9 ans de magistrature, j’ai appris à connaître l’homme, ou plutôt L’ANIMAL POLITIQUE comme l’appellent affectueusement ses inconditionnels.

Ma déception ne tarda pas à venir dès la constitution de son premier gouvernement, recyclant presque la totalité des anciens faucons du défunt régime militaire. Mépris total des sacrifices consentis par le peuple qui se souleva comme un seul homme pour debarquer ces fonctionnaires corrompus.

C’est ensuite un fait anodin, mais de grand intérêt pour l’appréhension de la personnalité de l’hmme, quand il exigea à des femmes soussous lors d’une cérémonie au palais du peuple de chanter la fameuse chanson « mou votéma bélèkhouy bè « . Voilà tout l’esprit revanchard étalé au grand jour contre de pauvres femmes qu’il tenait à humilier pour avoir hier chanté contre lui.

Le silence assourdissant du regime sur les massacres du 28 sept qui ont pourtant été le tremplin pour son arrivée au povoir. Mépris total des victimes dont les âmes attendent justice pour pouvoir enfin reposer en paix.

La promotion d’un certain Baffoé le jour qu’on ait atteint le decompte macabre de 103 tués par balles lors de manifestations politiques sans la moindre enquête. Mépris total des adversaires politiques, les familles des victimes ayant souvent eu plus mal encore en écoutant les représentants de l’Etat les traiter de loubards.

La récente inhumation, sans honneur de la Republique, de Me Kelefa Sall vient mettre la cerise sur le gâteau.

Il bloque le budget de la CENI et met le pied sur les calendriers électoraux. Il refuse la mise en place des Intititions Republicaines et détruit la seule qui existe, la Cour Constitutionnelle.

Il engage son PM à ouvrir des consultations sur un sujet et il s’en va annoncer sa volonté à ses militants sans avoir attendu le résultat des consultations.

Sachant pertinemment que le forcing pour briguer un 3eme mandat conduirait inéluctablement le pays dans le chaos, il y va quand même, tête baissée. Mépris total de l’avenir du bled.

Mais ce qu’il ne sait pas, c’est qu’ en face les adversaires ont changé.

Aujourd’hui il a à faire au FNDC

 

 

Aliou Dalein Diallo du parti MoDel

 

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