Kiridi sur le 3ème mandat : « il faut laisser poursuivre le débat. »

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Après Cellou Dalein Diallo leader de l’UFDG et chef de file de l’opposition, c’est le ministre d’État secrétaire général à la présidence de la république qui était l’invité de (RFI) radio France internationale ce mercredi 30 janvier 2019. Au micro de nos confrères de la radio mondiale, Kiridi Bangoura a abordé plusieurs sujets d’actualité de la Guinée.

Kiridi Bangoura s’est prononcé entre autre, sur la tenue des élections législatives, le glissement du calendrier électoral, l’affaire de troisième mandat et la révision de la constitution.

DE LA TENUE DES  ÉLECTIONS LÉGISLATIVES !

Prévues en principe courent l’année 2019, Kiridi Bangoura rappelle que c’est à la CENI de fixer la date de ces élections.

« Cette CENI est constituée de façon paritaire par l’opposition et la mouvance présidentielle. Y’a un constat qui a été fait par les acteurs politiques lors du dernier dialogue politique, les recommandations issues de l’audit du fichier doivent être expérimentées pour que les élections puisent se tenir dans des meilleures conditions possibles. C’est à l’issu de ça que la CENI pourra techniquement préparer un calendrier électoral. » Dit-il

DU GLISSEMENT DU CALENDRIER ÉLECTORALE !

Selon le secrétaire général de la présidence, il n’y a aucun agenda cassé derrière ce glissement comme le disent les opposants.
Pour le ministre Kiridi le seul agenda, du président de la république, s’il y en a, est celui républicain.

« Le chef de l’État n’a rien avoir quand à la fixation de la date des élections , l’obligation lui ait faite chaque fois que la CENI lui propose une date de prendre un décret pour  avancer. Y’a un glissement ce vrai, un constat qui a été fait comme quoi on devait tenir les élections législatives à date, mais si tout se passe bien les élections là auront lieu cette année, et on pourra poursuivre le dérouler du calendrier républicain en Guinée. » Prévient-il

DE LA TROISIÈME MANDAT !

Sur ce sujet lié à un éventuel troisième mandat pour Alpha Condé, Kiridi soutien que ce débat n’existe même pas pour l’instant.

D’après lui, la constitution ne prévoit nullement que le président doit se prononcer à cette date si oui ou non il va se présenter ou pas.

« Le président a actuellement à faire. Le taux de prévalence du paludisme dans notre pays vient de passer de 45% à 15%. Le président est dans le concret, il est auprès de la population, pour réaliser le projet du développement national, et aider que chacun et chaque catégorie puisse participer à ce plan national du développement économique et social (PNDF) c’est cela qui le préoccupe énormément. Je crois qu’il a assez à faire, je ne sais pas pourquoi nous allons basculer artificiellement dans une discussion concernant le président Alpha Condé.  Il n’y a pas d’ambiguïté à cela. Est-ce que connaissez-vous en Europe l’équivalent d’un président qui discuterait avant la fin de son mandat de la fin de son mandat. Je sais pas pourquoi nous allons toujours être traité de façon exceptionnelle, mais c’est important de signaler cela, c’est curieux que en 2019 au-lieu de s’occuper des législatives et du développement, au-lieu de travailler sur cela nous sommes en train de discuter d’un plan qui n’existe pas pour l’instant. La constitution ne prévoit nulle part que le président puisse se prononcer sur cette question à cette date. Y’a une mission qui assigné au chef de l’État, pour le moment il estime qu’il doit mettre toutes son énergie dans l’accompagnement de cette mission là. » Explique t-il

DE LA RÉVISION DE LA CONSTITUTION !

Sur cette question, Kiridi Bangoura reconnaît que le débat a déjà commencé au sein de l’opinion sur la constitution et les institutions guinéenne.

« Y’a un débat très intéressant actuellement sur la constitution, les institutions et l’organisation de l’État. Est-ce qu’il faut plus de décentralisation, moins de décentralisation. Il y’a aussi un débat sur la codification plus forte sur les questions environnementales, ces débats là existent. Et tout ces débats trouvent un moment donné leurs achèvement sur les textes fondamentales du pays. Le souverain premier c’est le peuple. Si le peuple décide un jour qu’il y ait une nouvelle constitution on en parlera. Ni moi, ni vous, ni le président de la république  ne peuvent décider à la place du peuple de Guinée. Il faut que nous acceptions que le débat soit le maitre de la démocratie. Il ne s’agit pas seulement de rester dans l’observation tactique des institutions, il faut laisser poursuivre le débat, permettre l’opinion de s’exprimer. » Conclut-il

 

 

 

Amadou Diouldé Diallo pour Journal Guinée

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