Grève des enseignants : Le gouvernement fait une demande à Aboubacar soumah !

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La nouvelle crise qui mine le secteur éducatif guinéen commence à faire l’objet de commentaires et de réactions dans le Pays. Le syndicaliste  Aboubacar Soumah et son équipe ont déclenché ce lundi une grève illimitée, et ce, jusqu’à à la satisfaction de ses revendications. Le gouvernement guinéen à travers son porte parole a réagit ce lundi 12 février 2018 au cours d’une sortie médiatique. Albert Damantang Camara explique que le gouvernement n’a jamais refusé de négocier avec Aboubacar Soumah.

 

« Nous n’avons pas refuser de discuter avec Soumah, c’est lui qui refuse de négocier avec le gouvernement.  Mais vous reconnaissez  quelqu’un  qui vous reconnaît en tant que tel. Faudrait que Soumah nous reconnaisse comme interlocuteur avec une position. Monsieur Soumah est syndicaliste parce qu’il est  fonctionnaire, en tant que fonctionnaire il est enseignant, il  a bénéficié d’un décret du président qui le nomme DPE à dinguiraye il a déclaré publiquement qu’il refuse de se rendre  à ce   poste. Il ne nous reconnaît pas en tant qu’autorité. »    a-t-il indiqué

Poursuivant son intervention, Damantang Albert Camara parle de manipulation dans cette affaire.

« Quand vous prenez la dernière grève,  vous savez manipuler est la phrase la plus suivie dans notre société. Des adolescents qui sont en inactivité en inaction qui se retrouvent au même endroit, c’est trop facile de donner l’impression qu’il y’a le chaos. Parce que maintenir l’ordre vis-à-vis des adolescents, c’est la chose la plus difficile. »    a-t-il défendu

Par ailleurs, le porte parole du gouvernement fait une demande à Aboubacar Soumah.

« Tout simplement de nous donner nous la possibilité de lui écouter, mais pas en nous imposant à faire  quelque chose qui va demain nous rattraper.  Vouloir suivre le chemin d’Aboubacar Soumah serait de revenir à zéro sur tout ce que nous avons fait. Quand il parle d’augmentation de salaire, tout a été négocié. » a-t-il ajouté

Et pour terminer.   « Reconnaître le SLEEG version Aboubacar Soumah, ça voudra dire que y’a deux SLEEG et nous on ne peu pas permettre  ça.  Y’a déjà un SLEEG légalement reconnu, qui a fait une demande légale en nous reconnaissant comme interlocuteur, ce que Aboubacar Soumah n’a pas fait. » a-t-il conclut

En attendant la  grève de soumah continue de paralyser le secteur éducatif. Plusieurs écoles publiques et privées sont restés fermées.

 

 

 

 

 

Amadou Diouldé Diallo pour Journal Guinée

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