Embrouillamini à Fria : Le projet de troisième mandat prend du Plomb dans l’aile. (Par Ibrahim Kalil DIALLO)

410

Alors que l’activité économique est sous perfusion dans cette localité à cause de la fermeture de l’usine. Fria qui a renoué avec l’espoir suite à la reprise du travail dans cette unité industrielle, fait encore parler d’elle. Cette fois ci, il ne s’agit pas des travailleurs encore moins leurs patrons. C’est plutôt, la patronne de la cité des alumines celle là même qui représente le Président de la République dans la localité.

Gnalen CONDE est sous un feu roulant de critiques de la part de ses  »sœurs » de Fria. Ces femmes courroucées, l’accusent de détournement, de népotisme, et que sais-je encore.

C’est dommage.

Dommage d’autant plus que, c’est des femmes qui s’attaquent à leur propre soeur.

Où est passée la solidarité féminine ? Est-on tenté d’ironiser.

Surtout que les femmes n’aiment pas l’humiliation !

On me dira que dans les affaires, surtout d’argent, le sentiment ne compte pas. On ne peut attraper le lionceau sans que sa mère ne rougisse. Si ces accusations sont avérées. Il n’est pas tard de rectifier le tir.

Décidément, c’est le projet de troisième mandat qui prend du Plon dans l’aile. Car, au nombre des griefs contre Dame Condé, figure l’argent destiné à la mobilisation de Kindia pour ce projet retentissant.

Des montants faramineux dilapidés en vue de perpétuer un système aux commandes.

Si les promoteurs savaient ce que le peuple pouvait! Ils auraient eu raison gardée.

On le sait l’argent a peur du bruit.

Alors que c’est lui qui en crée.

Aussi, l’État doit revoir le mécanisme de gestion des crises comme celle de Fria. Une approche plus subtile et humaine est meilleure.

Au lieu d’envoyer des bidasses qui écrasent tout sur leur passage. Au lieu d’être la solution, ils attisent la violence, radicalisent les positions et donc en lisent la situation. Il faut éviter la colère du peuple.

Quand nos autorités font de l’autoritarisme, cela peut entrainer des situations difficiles à gérer. Il est donc temps de revoir la copie.

Il est aussi temps de couper le cordon ombilical avec les vieilles méthodes qui ont montré leurs limites.

Madame le préfet de fria Dame Gnalen condé qui s’est muée en silence doit aussi communiquer, donner sa version des faits pour aider l’opinion publique à mieux comprendre la situation.

Les Friancas pour ne pas dire les femmes de Fria doivent se ressaisir. Éviter, la manipulation. Il ne faut pas oublier les souffrances dues à l’arrêt de l’usine.

Manifester est un droit constitutionnel, le faire avec civilité est encore mieux. Comme le dit cet adage africain

 »Avec les erreurs, on apprend, Avec le temps, on comprend’’.

 

 

Ibrahim Kalil DIALLO

Journaliste

00 224 662 31 31 34