Désignation d’un nouveau vice-président à la place de Bah Oury, le pari risqué de l’UFDG !

L’union des forces démocratiques de Guinée vient de passer à la vitesse supérieure en vue de tourner définitivement la page de l’ex vice-président exclu du parti.

Bah Oury sanctionner pour ses prises de position était devenu encombrant pour la deuxième formation politique en guinée.

Ce qui avait provoqué de vive tension et a occasionné le 5 février 2016 la mort du journaliste El hadj Koula Diallo.

Malgré plusieurs négociations pour rapprocher les positions de Cellou et Bah Oury, le problème finira par trouver un point de chute à la justice.

Au tribunal de Dixinn, c’est bah Oury qui remporte la victoire. Du coup la demande d’exclusion a été annulée mais les avocats de la défense ont plutôt préféré interjeter appel.

Pour eux pas question d’accepter le retour de leur ennemi dans la famille.

D’ailleurs ce verdict continu d’alimenter le débat au sein des militants inconditionnels du chef de fil de l’opposition Républicaine.

Ils accusent la justice d’avoir roulé en faveur de leur adversaire dans le but selon eux de détruire leur parti.

Le vieux renard de Sékhoutouréya est lui aussi pointé du doigt dans cette affaire. Dans un langage ferme, militants et plusieurs responsables de l’UFDG ont fini par tirer une conclusion.

A en croire à leurs propos, même si on faisait intervenir tous les meilleurs juges du monde, le résultat en sa défaveur sera nul et de nul effet.

Pour mettre à exécution et défier la justice, le parti vient de réitérer encore l’exclusion de Bah Oury à travers une décision.

Dans cette décision publiée hier le président de l’UFDG a désigné un ancien gouverneur de la banque centrale au poste de 1er vice-président.

Chérif Bah originaire de Pita remplace désormais Bah Oury qui pourtant reste toujours droit dans ses bottes et continu d’agir au nom du même parti.

Pourtant nombreux sont ceux qui estiment que l’ancien ministre de la réconciliation nationale a déjà perdu cette bataille.

La question qui revient sur toutes les lèvres est de savoir si la solution à ce problème viendra forcement de la justice ?

La réponse est surement non. Donner raison à bah Oury et procéder à sa réintégration au sein du groupe seraient aux yeux des partisans de Cellou comme un blasphème qui pourrait engendrer des conséquences graves.

Cette confusion au tour de ce dossier semble être finie mais les graines d’une bombe à retardement peuvent pousser un jour si les deux protagonistes ne mettent pas de côté leurs intérêts au profit du rayonnement du parti.

Certes bah Oury est seul mais certains estiment qu’il peut continuer à être une épine dans les pieds de Cellou.

Ce pari risqué du président de l’UFDG est une décision appréciée par l’écrasante majorité des militants mais pas solution définitive. Attendons de voir la suite !

N’bany Sidibé pour Journal Guinée