Crise à la cour constitutionnelle : Dalein s’oppose à la destitution de kèlèfa Sall !

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Le président de l’UFDG Cellou Dalein Diallo a réagit ce jeudi sur la destitution du président de la cours constitutionnelle. Pour lui, cela a un rapport avec sa position par-rapport à un troisième mandat pour le président Condé à la tête de la guinée.

« Je  pense que Kellefa Sall avait affirmé son opposition par-rapport à un troisième mandat, il avait même rappelé que le deuxième était le dernier pour Monsieur Alpha Condé, je pense que tout est lié à ça. Il semble que  Monsieur Alpha Condé ait décidé de s’engager dans un troisième mandat, et le verrou qu’il faut faire sauter après la limitation de mandat c’est faire partir Kellefa Sall. » Explique t-il chez nos confrères des grandes gueules.

Pour le chef de file de l’opposition, il y’a le désordre dans le pays , la loi n’est plus  respecter en guinée.

« On dirait pas que c’est un pays dirigé par un professeur de droit. Le droit c’est l’ordre. Aujourd’hui regardez la banque centrale, le port autonome de Conakry, la crise avec le syndicat, un peu partout dans le pays y’a un désordre, la loi n’est jamais respectée. » Déplore t-il.

Selon Cellou Alpha Condé fait ce qui est conforme à ses intérêts et à celui de ses poches.

Si non, fait remarquer l’ancien premier ministre, la cour constitutionnelle est un recours que tous les guinéens doivent préserver.

« Lorsque les membres de la cour se retrouvent et décident de limoger le président alors qu’au regard des textes ils n’en n’ont pas le droit. » Tranche t-il.

Cellou Dalein Diallo affirme que le seul obstacle qui peut expliquer cette crise, c’est le tripatouillage  de la constitution

« Comme Monsieur Alpha Condé s’est engagé résolument, il faut faire sauter ce verrou là. »  Dit-il.

Pour terminer, il rassure que l’opposition usera de tous les moyens pour empêcher ce coup de force.

« Je pense que c’est le moment que toutes les forces vives du pays se retrouvent et qu’on fasse une analyse sérieuse de la situation et que nous puissions nous organiser parce que le pays nous appartient tous. Pour qu’on n’est un État de droit. Je pense que cela dépasse un parti politique aujourd’hui. » Conclut-il.

 

 

Amadou Diouldé Diallo pour Journal Guinée

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