Conférence de Kassory : Maintenant c’est claire, c’est soit tu es dedans ou dehors mais le vin est tiré, il faut le boire ! (Par Ibrahim Kalil DIALLO)

196

 »Les peuples comme les hommes finissent toujours par payer leurs compromissions politiques : avec des larmes parfois, du sang souvent, mais toujours dans la douleur » écrivait le célèbre journaliste Burkinabé Norbert Zongo.

Car dira-t-il, le 1er niveau est constitué d’intellectuels opportunistes qui se servent de leurs connaissances livresques pour aider les dictateurs à donner un contour idéologique et politique à leur tyrannie.

Le dictateur peut voler, tuer, emprisonner, torturer… il sera défendu, intellectuellement réhabilité par des « cerveaux » au nom de leurs propres intérêts.

Résultat : la plupart de ces intellectuels finissent par s’exiler, ou sont froidement exécutés ou « se suicident » en prison.

Les plus heureux sont ceux qui sont dépouillés de leurs biens et de leurs privilèges avant d’être jetés en pâture au peuple… Un dictateur n’a pas d’amis éternels. Sachez-le.

Le 2ème niveau est constitué par les opposants de circonstance. Ils se battent et entraînent des hommes sincères avec eux avant de rejoindre l’ennemi d’hier, avec leurs bagages.

C’est un exercice en vogue au pays d’Alpha Condé. Mouctar Diallo, Aboubacar Sylla, Tibou Kamara et tant d’autres ne diront pas le contraire. A bas le Président.

Vive le président. Cela dépend de ce qu’on nous propose. Peut importe le peuple. Oui, le peuple au nom de qui, chacun d’entre eux, s’arroge le droit de parler et de servir.

Ces anciens opposants aujourd’hui, courtisans. Ils sont nombreux encore qui rasent les murs du palais Sekhoutouréyah dans l’espoir de gagner la pitance au nom d’un prétendu patriotisme.

Ce peuple là au nom de qui vous agissez. Ce peuple, dis-je, le vrai, vous regarde avec pitié. Car, beaucoup ont compris vos acrobaties.

Nouvelle constitution pourquoi faire? Sinon, donner le quitus à quelqu’un de trôner sur le pays jusqu’à la fin de ses jours!

Y a t il pas d’autres guinéens qui peuvent relever le défi du développement du pays?

Pourquoi maintenant ? Est-ce que les circonstances l’exigent? Voilà les vraies questions !

Il faut savoir tirer les leçons. En tout cas, comme Gassama Diaby et récemment Cheikh Sacko, il est encore temps pour vous autres.

Et n’oubliez pas que l’histoire est têtue. Ceux qui ont  commis ce genre d’erreurs, le regrettent aujourd’hui.

Ainsi, cette déclaration de Kassory FOFANA, est aussi une invite pour ceux qui hésitent, de partir.

Le temps pour eux, d’envoyer les caciques en vue de faire passer le projet.

Comprenez le message et tirez-en, les conséquences.

En tout cas,  »Mieux vaut se briser la jambe que briser sa parole ».

 

 

Ibrahim Kalil DIALLO

Journaliste

00224 662 31 31 34