Attention, poser des actes aujourd’hui, c’est de pouvoir les assumer demain !

La Guinée est à la croisée des chemins. Chaque jour qui passe, est une étape franchie. Ou tout au moins, un pas vers la date du premier mars 2020. Pas pour célébrer l’anniversaire de la monnaie guinéenne.

Il y a plus important que ça.

Au fait, les Guinéens sont appelés à vivre pour la première fois depuis l’indépendance, un double scrutin : les législatives et le référendum constitutionnel.

Et cela, non pas sans difficulté. Bien au contraire, il y a la tension. Voire même, la psychose. Une situation née de la divergence de position entre les acteurs majeurs de la vie nationale, autour de l’opportunité ou non, de l’instauration d’une nouvelle constitution. Alanmanè ou Amoulanfé ?

La question reste posée. Puisqu’au-delà d’une simple interrogation, c’est la stabilité et la paix sociale, qui restent sérieusement menacées.

Il y a ceux qui ont choisi le côté de l’histoire. Les promoteurs sont connus. D’ailleurs, ils sont fiers de défendre le projet.

Pour eux, rien ne doit arrêter le rouleau compresseur. Ce qui implique, qu’ils sont prêts à assumer leur choix devant l’histoire. Si besoin en était de rappeler, l’histoire est têtue. Les faits restent les faits.

Maintenant, il ne faut pas perdre de vue, qu’à cet ultime stade, chacun doit se rappeler qu’il a un rôle à jouer pour la sauvegarde de la paix. Que tu sois, homme politique, religieux, leader d’opinion, journaliste ou citoyen lambda.

Rien qu’à observer autour de soi, on se rend compte que la tension est perceptible. C’est comme si, nous avions atteint le point de non-retour.

La réquisition de l’armée et la persistance du FNDC à vouloir empêcher, on ne sait par quel moyen ces élections, illustrent parfaitement la fragilité et la complexité de la situation actuelle de la Guinée.

L’escalade verbale des belligérants est telle qu’on a l’impression que tout va s’écrouler ce premier mars. Et pourtant, les Guinéens ont intérêt à ne pas tomber si bas.

Les hommes et les régimes passent, la nation demeure. C’est vrai que les gens prennent position au gré des intérêts. Mais ces intérêts ne doivent pas pousser à mettre le pays à terre plus qu’il ne l’est aujourd’hui.

Même si on nous fait croire que la nouvelle constitution sera la panacée. C’est-à-dire qu’elle va tout régler. L’emploi des jeunes, les routes, l’eau, l’électricité, l’environnement, les personnes, tout va changer. Tout va évoluer.

Bravo. Mais en attendant, il faut sauvegarder la paix. Rassurer tous les Guinéens sans exception. Car, songer à développer un pays en plein désordre, c’est construire un château sur du sable mouvant.

 

 

 

Ibrahim Kalil DIALLO Journaliste

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