Aliou Bah sur la marche de l’opposition : « On ne doit pas renoncer aux manifestations, car… »

À quelques jours de la marche du 2 Aout prochain projetée par l’opposition Républicaine, les réactions se multiplient dans la cité. De la classe politique à la société civile, l’on constate que les positions sont parallèles. Car certains hommes politiques, y compris au sein de l’opposition estiment qu’il n’est pas opportun de manifester dans cette situation.

 

Une position qui est loin d’être partagée par le patron de la cellule de communication du BL, qui, de son côté soutient largement les manifestations politiques, car elles constituent un moyen de pression.

C’est ce qu’a laissé entendre Aliou Bah cette semaine au cours d’une de ses sorties médiatiques.

« On ne doit pas renoncer aux manifestations, car le pays est géré aujourd’hui par un clan qui ne fait que s’enrichir sur le dos des citoyens. Il ne s’agit pas de savoir quel parti a appelé à manifester, parce qu’elles constituent un droit. Et l’Etat aussi doit gérer ces manifestations », a-t-il rappelé.

Avant de poursuivre sur la crise à la CENI. « La plupart des crises en Afrique sont des crises à nature électorale. Donc pour mettre fin à cette crise à la CENI, on aurait pu avoir un organe de supervision électorale beaucoup plus qualifié. Mais vous voyez quand Louceny Camara a quitté en 2012, Alpha Condé l’a récompensé par un poste ministériel. Aujourd’hui encore on organise toute cette crise pour le départ de Bakary Fofana, peut-être il est promis ministre ou ambassadeur quelque part, parce qu’Alpha Condé ne récompense que ceux qui ont mal travaillé dans ce pays. Alors c’est l’assemblée nationale qui devait proposer une loi sur le modèle de CENI qui doit être mis en place, mais il n’y a pas de débats au niveau de cette assemblée, c’est pour quoi vous avez entendu Damaro dire ici que toute proposition de loi sur la CENI venant de l’opposition sera enterrée en première ligne », a déploré Aliou Bah.

Par ailleurs, il lance un appel à la Jeunesse Guinéenne. « Aujourd’hui il faut faire comprendre aux jeunes qu’il faut s’engager maintenant en politique, car ils peuvent constituer un contre-pouvoir. Il suffit de les mettre dans les conditions, c’est pourquoi je m’intéresse à tout ce qui rentre dans leur formation. C’est dans ce sens que j’ai organisé cette conférence récemment à Sonfonia », a t-il conclu.

 

 

 

 

Mamadou Moussa Diallo pour Journal Guinée

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