Aboubacar Sylla sur l’affaire de troisième mandat: « Il ne faut pas attendre la dernière minute pour opposer une résistance… »

En dépit de la session extraordinaire ouverte à l’assemblée nationale pour l’adoption du nouveau code électoral, l’opposition ne semble toujours pas négliger la question d’une éventuelle modification de la constitution permettant à Alpha Condé de briguer un troisième mandat à la tête de la Guinée.

C’est dans ce sens que la création d’un Front anti troisième mandat a été évoquée créé au sein de l’opposition républicaine.

Ainsi, interrogé ce vendredi 10 février 2017 par les confrères d’une radio privée de la place, le porte-parole de l’opposition républicaine, Aboubacar Sylla a justifié l’importance de ce Front.

Pour lui, cette question ne doit plus être négligée à partir du moment où des voix autorisées du parti au pouvoir ont exprimé cette volonté.

<>, a expliqué le leader de l’UFC.

Cependant, Aboubacar Sylla rappelle qu’Alpha Condé ne devait pas continuer à gouverner avec cette constitution actuelle après son investiture en 2010, car elle n’a aucune légitimité, mais comme cela n’a pas été fait il faudrait qu’il la respecte maintenant.

<< Alpha Condé ne devait pas s'accommoder avec cette constitution qui n'a aucune légitimité populaire, il devait faire en sorte qu'une nouvelle constitution soit rédigée et adoptée par referendum >>, a renchéri l’ancien ministre de la communication.

Par ailleurs, abordant l’examen en cours du nouveau code électoral au parlement, le porte-parole de l’opposition se dit être optimiste parce que les deux plus grands groupes parlementaires sont d’accord dans ce sens.

Poursuivant, Aboubacar Sylla soutient que le point 2 de l’accord du 12 octobre dernier ne viole nulle part la constitution.

« Les quartiers et les districts ne sont pas des collectivités locales, ceux qui parlent de violation de la constitution à ce niveau doivent savoir que seule la cour constitutionnelle est habilitée à parler sur la constitutionalité d’une loi », a conclu l’honorable Aboubacar Sylla.

Mamadou Moussa Diallo pour Journal de Guinée