Koutoub moustapha sanoh : « La force des arguments peut gagner souvent sur la force des armes. »

Sortie à Conakry ce samedi 30 septembre 2017 du livre intitulé « Le CNDD, la transition et moi » du professeur Koutoubou Moustapha Sanoh ancien secrétaire général aux affaires religieuses, ancien ministre de la coopération internationale et actuel ministre conseiller diplomatique du président Alpha Condé. C’est dans le cadre de Conakry capitale mondiale du livre 2017 que le professeur Koutoubou Moustapha Sanoh en tant qu’acteur clé de la transition militaire en guinée dirigé par le capitaine Moussa Dadis Camara en présence de quelques anciens ministres de la transition et quelques membres du gouvernement actuel a présenté son ouvrage.

 

C’est un livre qui de 190 pages et 5 chapitres dans lequel l’auteur a essayé de retracer les moments forts de cette époque de la transition militaire en guinée de 2008 à 2009 comme il l’avait vécu.

Dans la présentation de son ouvrage devant le public, il a mis l’accent sur ses motivations à bâtir un tel travail gigantesque.

« C’est pour permettre à la génération actuelle et future de connaître son histoire. Cette face de transition qui a été dirigé par le capitaine Dadis doit être connue, elle mérite d’être étudier pour que nous puissions analyser, pour que nous puissions apprendre beaucoup de choses. Pour que nous puissions aussi éviter à la nation ce qui sont passés comme des événements douloureux et de planifier pour le futur. Car si nous connaissons bien l’histoire cela nous permettra de mieux préparer le futur. C’est un devoir pour nous de participer à la rédaction de cette histoire en tant qu’acteur. Parce qu’il faut éviter que les faits soient manipulés dans l’avenir. Et que les choses ne soient pas très connues pour une génération qui n’a pas vécu ces événements qui n’était pas là et qui était très jeune à l’époque. J’ai dis dans l’ouvrage que l’histoire est très passionnante, très cohérente quand elles sont écrites par des gens qui ont vécu les faits. Je fus aussi un acteur principal, un acteur omniprésent si quand elle est écrite par des gens qui ont appris qui n’ont jamais vécu. » a expliqué Professeur Sanoh

Plus loin, il est revenu sur ce qui lui a marqué pendant cette période.

« C’était tout à fait un autre monde avec les militaires, différent, opposé avec le gouvernement. C’était la première fois pour moi de rencontrer et de vivre avec les militaires. Parce que je n’avais pas eu le temps de vivre avec le régime civil de 84 à 2009 j’étais absent du pays. La guinée attendait de sortir de la situation dans laquelle elle se trouvait voir si on pouvait avoir la même situation que le reste du monde. Cela était ce qui m’a beaucoup marqué, il faut aller forcément il faut oser à ne pas accepter d’être à tout moment soumis mais il va falloir que nous soyons en mesure si vous êtes convaincu de vos arguments. La force des arguments peut gagner souvent sur la force des armes. C’est ce qui nous a permis pendant longtemps de persuader que certains comportements ne peuvent pas aider notre pays » a ajouté Docteur Sanoh.

Après avoir relaté ces moments teintés d’émotions et de douleurs, le ministre conseiller à la présidence chargé des questions diplomatiques à invité la nouvelle génération à œuvrer pour la paix.

« Rien n’est égale à la paix. Si vous voulez construire, si vous voulez vivre il faudra forcément avoir la paix.  Il ne faut pas forcément passer par des voix violentes pour obtenir certaines choses, il faut réfléchir à des moyens pouvant nous permettre d’atteindre des objectifs. Encore une fois rien n’est égale à la paix dans un pays. Regardez les pays où il y’a la guerre on parle du développement, on ne parle pas de projets, on parle de la cohésion sociale parce que la paix est la plus chère. Donc, il faut sacrifier tout pour la paix, il faut préserver la paix à tout prix, éviter tout ce qui peut mettre en danger la paix. Il faut que nous soyons des éléments, des acteurs qui font la promotion de la paix. » a conclut l’ancien secrétaire général aux affaires religieuses.

 

Amadou Diouldé Diallo pour Journal Guinée

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