Urgent : Une manifestation signalée à Boké !

Dans la matinée de ce lundi 29 Mai 2017, des dizaines d’élèves-maîtres de la première année de l’école normale d’instituteurs de Boké, ont boudé les  classes et ont occupé la devanture de l’école et la rue avec des pancartes hostiles à la direction. Ces élèves-maîtres qui sont tous des bacheliers orientés cette année à l’ENI de Boké, accusent la direction d’avoir favorisé les admis par voie de concours au détriment de ceux qui sont orienté  par l’État.

 

Parmi les points de revendication brandis par ces manifestants, on peut citer entre autre l’absence de numéros de matricule pour 121 élèves-maîtres, le problème des badges (faits en manuscrit), le manque de soutien par la direction lors du recensement biométrique, la stigmatisation des bacheliers en faveur des autres ayant passé le concours, etc.

Les élèves-maîtres exigent donc à la direction d’immatriculer tout le monde et  confectionner des badges modernes conformément aux badges universitaires, avant de reprendre les cours.

Alseny Bangoura est élève-maître en première année à l’ENI de Boké :

« Lors du recensement biométrique le samedi dernier, ils nous ont laissé seul pour aller se faire enrôler. Hors notre liste n’était même pas dans les mains des agents recenseur. Et lorsqu’on a appelé ils ont envoyé la liste, il s’est trouvé que nous, nous n’avons pas de matricule. Ils nous ont refoulés. C’est ainsi qu’on a rappelé encore, ils ont envoyé maintenant nos code INE (identifiant national étudiant) à la place des matricules. Et en plus, beaucoup d’entre nous avaient des anomalies, mais le Directeur a dit que ce n’est pas son problème ça. Ici en réalité, nous les bacheliers, nous ne sommes pas considérés par rapport aux autres qui ont fait le concours. Même la responsabilité on ne nous donne pas. La direction fait tout avec les autres. Et il fait mal que quelqu’un qui est sorti en 8ème, 9ème année qui n’a même pas le brevet se moque de nous officiellement admis au baccalauréat. Mais tant qu’ils ne vont pas satisfaire nos revendications, nous ne reprendrons pas les cours. Personne ne peut nous convaincre », menace-t-il.

 

 

Mamadou Mouhtady Diallo pour journal Guinée

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