Un enseignant brise le silence: « Le problème des universités ne date pas d’aujourd’hui.»

116

Me Hamidou Barry président de la coalition guinéenne pour la cour pénale internationale s’est prononcé ce mercredi, 10 avril 2019, sur les différentes crises qui minent l’éducation guinéenne ces dernières années. Selon cet enseignant chercheur à l’Université Général Lansana Conté de Sonfonia, c’est regrettable ce que traverse notre système éducatif.

« Ce qui se passe aujourd’hui dans nos écoles c’est regrettable. Premièrement pour les enfants, pour les étudiants et pour les enseignants que nous sommes. » Déplore t-il

Poursuivant, il explique que les moyens n’existent pas à l’enseignement supérieur, pour faire la recherche.

Plus loin, Me Hamidou Barry n’a pas hésité de dire le salaire d’un enseignant chercheur à l’Université.

« Je le dis ici haut et fort peut-être le ministre va m’entendre. Mon salaire en tant qu’enseignant chercheur c’est 2 millions 7 cent mille franc guinéen. Je suis Doctorant je le précise. » Révèle t-il

Pour remédier à tout cela, Me Hamidou Barry demande à l’État guinéen de mettre les moyens au niveau de l’enseignement supérieur pour former les formateurs.

Par ailleurs, il a lancé un appel au gouvernement guinéen et aux syndicalistes pour qu’ils trouvent une solution à ce problème.

« Nous avons payé les frais de nos enfants au niveau des écoles privées, il faut que nos enfants terminent les études cette année. »

Selon lui, il indique que, le problème au niveau de l’enseignement supérieur ne date pas d’aujourd’hui.

« La majorité de ceux qui enseignent dans les Université non pas le Doctorat. À l’Université Cheikh Anta  DIOP de Dakar, pour enseigner il faut avoir au minimum le Doctorat ou être professeur.  Mais depuis que moi  j’ai connu la faculté en 1994, il n’y avait que des assistants. » Conclut-il

 

 

 

Amadou Diouldé Diallo pour Journal Guinée

00 224 621 50 15 82