Ramadan 2017 : Quand des citoyens se plaignent des prix des denrées de premières nécessité à Conakry !

Le moins que l’on puisse dire, c’est que la dernière réunion entre le ministère du commerce et les opérateurs économique sur la baisse des prix des denrées de première nécessité sur le marché guinéen en cette période de Ramadan, n’a pas porté fruit. Car il est fort regrettable de constater la hausse des prix de ces denrées à quelques heures du début de Ramadan.

 

Le riz, le fonio, le poisson, le sucre, l’huile, la farine, connaissent une spectaculaire flambée des prix, tel a été le constat de notre reporter dans  quelques marchés de la Capitale. Et à tout cela vient s’ajouter la fermeture des banques privées sur toute l’étendue du territoire national depuis ce mercredi 24 mai 2017.

Interrogé sur cette problématique, une mère de famille résidante à Coleah (commune de Matam), sous anonymat nous a confié ceci : « je reviens du grand marché de Madina, mais ce n’est vraiment pas la peine. Même les produits agricoles de chez nous ont augmenté de prix… On ne sait même plus quoi faire. Quelle que soit la somme d’argent que l’on envoie au marché aujourd’hui, elle serait insuffisante. Il faut que les dirigeants prennent des dispositions pour la fixation des prix ».

De son coté, Aminata Touré commerçante détaillante à Dixinn à affirmer que cette flambée des prix sur le marché à l’approche du ramadan est devenu une pratique de routine en République de Guinée.

« Au lieu de rabaisser les prix pour faciliter la tâche aux fidèles musulmans, c’est tout à fait le contraire. Aujourd’hui le sac de riz qui se vendait à 125.000 FG est passé à 140.000 FG et le grand sac grimpé de 250.000 FG à 270.000 FG. Donc cela va obligatoirement répercuter chez nous les détaillants, c’est vraiment compliqué ».

Pour sa part, Aboubacar Soumah, fonctionnaire à la retraite et père de famille soutient que la fermeture des banques a rendu la tâche beaucoup plus compliquée.

« Les femmes pleurent dans les marchés aujourd’hui c’est vrai, mais nous les pères de famille nous avons les plus grands problèmes, vu que les banques ne travaillent pas dans ces deux jours, ça rend la tâche plus compliquée. Nous ne savons même plus comment faire pour prendre des crédits, il faut qu’une solution soit trouvé qu’avant que ça n’aille loin », a-t-il plaidé.

Ainsi, il y a lieu de souligner qu’en république de Guinée, un pays où les musulmans représentent plus de 90% de la population, les prix des denrées de première nécessité devraient être abordables pendant le mois saint de Ramadan sur toute l’étendue du territoire national, a estimé un citoyen or micro.

 

Reportage réalisé par Mohamed Kaba Soumah pour Journal Guinée

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