Pèche : les ‘’milles cartons de poisson’’ font grincer des dents au port autonome de Conakry et divisent les femmes mareyeuses de Kenien !

La problématique de la distribution des poissons se pose toujours avec acuité en Guinée. Dans un passé récent, des femmes mareyeuses accusait le gouvernement d’avoir confié la vente des poissons aux chinois. Ce qui par le passé avait provoqué des remous dans certains débarcadères de Conakry.

 

C’est pour donc remédier à cette situation, que le gouvernement a demandé aux sociétés de pêche d’accorder milles cartons de poissons à la coopérative des femmes de Kénien.

Des femmes qui à leur tour sont chargées de distribuer ce produit halieutique au près de toutes les femmes de leur coopérative en vue de leur faire des revenus.

Après la vente, cette coopérative garde les bénéfices et reverse le reste de l’argent à ses sociétés.

Selon les nos informations, cette initiative serait devenue un véritable business pour certaines femmes au port autonome de Conakry.

Une manière de s’enrichir de façon illicite. Pour en savoir plus, la rédaction de journalguinée a fait un tour au port autonome de Conakry.

Des femmes rencontrées sur place n’ont pas caché leur amertume face à la manière dont la vente du poisson est gérée dans la coopérative des femmes mareyeuses de kenien.

« Je m’appelle Maciré Camara je vends du poisson à Kénien. Ce que je sais cette affaire de coopérative qui reçois les 1000 cartons de poissons par société pour remettre aux femmes moi je n’en bénéficie pas. Moi je viens souvent au port chez Thiangui. C’est là que j’achète cinq carton de poisson pour les revendre au marché. Depuis ce que cette coopérative a été mis en place je n’ai eu que 200mille francs Guinéens. Est-ce que l’argent là peut nourrir ma famille. Peut-être les poissons que gère cette coopérative sont distribués par affinité sinon moi je ne gagne pas et pourtant moi aussi j’appartiens à un groupement. »

Même son de cloche chez Fatou Bangoura qui ignore l’existence de cette coopérative à Kénien.

« Sincèrement je ne sais pas si cette coopérative existe. Moi je viens au port faire le versement chez Thiangui pour avoir le poisson pour que je puisse subvenir aux besoins de mes enfants. En principe nous aussi on devait avoir les poissons qui viennent à Kénien mais c’est tout à fait le contraire. On ne sait pas pourquoi nous on en bénéficie pas. C’est Yarie Biriki qui gère cette coopérative. C’est à elle que chaque société donne mille carton pour donner aux femmes. Mais ce n’est pas la faute de Yarie Biriki, elle est mal entourée. Il y’a un clan qui s’accapare de tous ces poissons ».

A en croire ces femmes, Thiangui pêche est la seule société qui vient au secours de celles qui ne gagnent pas le poisson de la part de cette coopérative.

Selon même certaines indiscrétions, cette coopérative après la vente des poissons s’évertuerait à arnaquer ces sociétés.

L’argument brandi pour réduire le montant à verser, serait la présence des poissons pourris dans certains cartons.

Interrogé, certains membres de cette coopérative ont rejeté en bloc ces accusations. Ils précisent tout de même que toute la mafia serait entretenue par Yarie Biriki la présidente de leur corporation. Ils promettent de faire de nouvelles révélations dans les jours à venir.

« Tous ce qui se dit là est faux, mais nous savons qui est derrière cette campagne de mensonge. Nous sommes sûr que c’est Yari biriki qui est derrière cette situation. Cette dame est dangereuse… » s’est défendu une responsable de la coopérative des femmes de kenien sous anonymat.

Alors pour tout observateur bien averti un certain nombre de questions s’imposent après avoir écouté ou lu les protagonistes dans cette affaire.

Quelle est la véritable destination de ces cartons de poissons octroyées par les sociétés de pèche ?

A qui profite réellement cette situation ?

Qui dit la vérité ?

L’avenir nous édifiera.

Enquête à suivre…

 

 

Ibrahim Kalil Diallo pour Journal Guinée

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