New York : Ouverture de la 72e assemblée générale des Nations unies dans un climat international tendu !

Guinea H.E. Mr. Alpha Condé President General Assembly Seventy-first session, 17th plenary meeting General Debate

Ce mardi 19 Septembre 2017 marque le début de la 72e assemblée générale annuelle des Nations unies à New York aux Etats unis. Pendant deux semaines, des centaines de chefs d’États et de gouvernements venus de cinq (5) coins du monde, vont se succéder à la tribune pour faire passer leurs discours de politique générale. Toutefois, malgré les efforts diplomatiques déployés par l’organisation pour le maintien de la paix internationale durable, force est de constater que cette 72e assemblée générale intervient dans une atmosphère crisogene au niveau international.

 

Celle-ci reste marquée en grande partie par les tensions diplomatiques et militaires toujours persistantes dans certaines régions du monde.

Toujours est-il que, l’autre particularité de cette 72e assemblée générale se situe sur les discours des nouveaux chefs d’Etats, parmi lesquels figure en première ligne Donald Trump, qui suscite toujours l’inquiétude à travers le monde.

Ensuite, vient le nouveau chef de l’Elysée, Emmanuel Macron qui commence à susciter le désespoir chez les Français. Comme pour dire que les discours de cette année s’annoncent poignants face aux gros dossiers internationaux qui seront sur la table.

 LES DOSSIERS PRIORITAIRES !

Très nombreux aux jours d’aujourd’hui, mais les chefs d’Etats des grandes puissances pourraient bien se focaliser sur les gros dossiers qui font la une de la géopolitique internationale.

DE LA SITUATION DANS LA PÉNINSULE CORÉENNE !

Sans doute et sans aucune surprise, cette actualité prendra l’essentiel des discours de Donald Trump, de Vladimir Poutine ou encore de Xi Jin Ping.

L’on se rappelle que depuis les deux tirs de missiles intercontinentaux Nord-Coréens en Juillet dernier, suivi par un sixième essai nucléaire survenu au début de ce mois, la situation reste toujours tendue entre Washington et Pyongyang.

Toute chose qui continue encore de faire monter la tension entre Pékin, qui reste le grand allié de Pyongyang et Washington qui soutient la Corée du Sud et le Japon. Ainsi, face à cette escalade qui tend à devenir dramatique, Donald Trump pourrait bien évidement exiger à Pékin et à Moscou de durcir leur politique vis à vis du régime de Kim jung un.

Un appel qui aura peu de chance d’être entendu par ces deux pays, d’autant plus qu’ils exigent à leur tour une réduction de la présence militaire Américaine dans la péninsule.

Ce qui suppose que le discours de Trump dans ce sens sera balayé d’un revers de la main par Moscou et Pékin. Et ce n’est pas tout, le discours de Trump est attendu également sur son projet relatif à la réforme des Nations unies.

Une organisation qu’il a toujours critiquée pendant sa campagne, mais avec peu de chance d’atteindre ses objectifs dans ce projet qu’il compte présenter ce mardi à la tribune.

 DE LA GUERRE EN SYRIE !

Un point qui risque de faire l’objet d’un duel entre Trump et Poutine. Car connaissant l’attachement de Moscou au régime de Bachar- El-Assad, il est moins évident, voire impossible qu’une proposition de Trump contre le régime d’Assad puisse avoir une suite favorable, d’autant plus que l’engagement de Poutine dans ce sens semble être irréversible.

Toujours sur ce point, les dirigeants Européens pourraient bien s’aligner derrière la vision de Trump, comme ils l’ont souvent fait avec Barack Obama par le passé.

Ce qui annonce qu’une entente mondiale est loin d’être obtenue dans cette guerre, car chaque pays cherche à défendre ses intérêts au détriment du peuple Syrien.

DU NUCLÉAIRE IRANIEN !

Vue les derniers rétropédalages de Trump sur ce dossier, tout porte à croire que la divergence sera plus générale à ce niveau.

D’autant plus que même les alliés traditionnels de Washington, à savoir l’union Européenne, n’approuve pas une remise en cause de cet accord historique.

Surtout la France qui commence à en tirer profit, à travers les contrats pétroliers que le géant « Total » est en train d’engager avec la République islamique.

 DE L’ACCORD INTERNATIONAL SUR LE CLIMAT !

En effet, depuis le retrait des Etats unis de cet accord historique, Trump semble bien faire cavalier seul, étant donné qu’aucun autre pays n’a encore annoncé son retrait depuis sa ratification en Avril 2016. Ce qui laisse croire que le discours de Macron à ce niveau sera décisif, car la France a été le premier signataire de cet accord.

Mais toutefois, le flou entretenu par certains pays comme la Russie, laisse planer le doute et l’incertitude quant à la mise en exécution éventuelle de cet accord. Comme pour dire que les discours des différents chefs d’Etats restent très attendus sur ce point, et ce, pour situer l’humanité qui reste sérieusement menacée par le réchauffement climatique.

DE LA SITUATION EN BIRMANIE !

Comme l’actualité oblige, cette situation qui prévaut dans ce pays de l’Asie du Sud Est sera probablement évoquée au cours de cette assemblée. Toute chose qui risque d’enflammer les tensions entre les pays musulmans et les autres.

Car depuis plusieurs mois maintenant, le monde musulman continue d’interpeller la communauté internationale sur ce nettoyage ethnique engagé contre la minorité Rohingay dans ce pays.

Un cri de cœur toujours banalisé par les autorités Birmanes, qui semblent bénéficier d’une impunité garantie pour agir de cette sorte. Ce qui annonce des discours fermes de la part de certains chefs d’Etats musulmans, tels que Recep Tayyip Erdogan de la Turquie, Hassan Rohani de l’Iran ou encore le représentant du Royaume d’Arabie Saoudite.

DES SITUATIONS EN AFRIQUE !

Toujours reléguée au second plan dans les prises de décisions au niveau international, l’Afrique ne reste pas sans sujets à y évoquer. Ainsi, Parmi les pays Africains qui seront à la une de cette assemblée, figurent en bonne place les pays du Sahel qui restent sous une menace imminente du terrorisme.

D’autres pays qui sont en crises politiques, seront bel et bien aussi au rendez-vous. C’est le cas de notre pays la Guinée, la République démocratique du Congo, le Kenya, la Libye ou encore le Togo.

Ainsi, revenant sur le cas Guinéen, beaucoup d’observateurs nationaux s’interrogent sur la nature du discours que présentera Alpha Condé. Car s’il a réussi à rouler son opposition sans organiser les élections communales tant attendues, il ne sera pas évident qu’il puisse tromper la communauté internationale qui l’observe de prés.

L’autre interrogation se situe sur le dossier du 28 Septembre. Malgré les promesses tant entendues à ce niveau, malheur est de constater que le régime d’Alpha Condé n’arrive toujours pas à organiser le procès de ces massacres.

Un retard, qui, a défaut d’être subordonné à un manque de volonté politique, ne serait pas aussi loin de ça. Etant donné que les petites avancées enregistrées dans ce sens, sont toujours intervenues suite aux pressions de la cour pénale internationale.

 

 

  Mamadou Moussa Diallo pour Journal Guinée

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