Ibrahim Kalil Diallo du syndicat de la presse : « La presse guinéenne veut opérer une révolution sans arme… »

Dans le cadre de leur lutte pour l’amélioration des conditions de vie et de travail des journalistes, les membres du Syndicat des Professionnels de la Presse de Guinée (SPPG) étaient face à leurs confrères des médias publics et privés, ce mercredi 26 juillet 2017, pour annoncer une journée de concertations sur le projet de convention collective, prévue le 1er Aout prochain.

 

Selon Sidy Diallo, le secrétaire général du SPPG, son organisation ne peut pas prendre cette lourde responsabilité toute seule pour aller défendre toute la corporation si toute fois les membres de cette corporation ne prennent pas part à cette concertation.

C’est pourquoi, dit-il, les représentants des rédactions viendront, le 1er Aout prochain pour discuter sur le contenu de cette convention collective.

« C’est avec ça que nous allons faire face aux patrons de presse, qui actuellement sont en train d’échanger au tour de ce projet proposé par le syndicat des professionnels de la Presse de Guinée », a déclaré Sidy Diallo.

De son côté le secrétaire générale chargé des questions juridiques et externes, Ibrahim Kalil Diallo estime que bon nombre d’hommes de médias ne font pas la lutte qu’il faut pour atteindre l’objectif de SPPG, qui est l’amélioration des conditions de vie et de travail des journalistes en république de Guinée.

« La lutte qu’il faut c’est de se battre au sein de ce syndicat et avec ce syndicat pour amener nos patrons et nos autorités à nous doter d’une convention collective, qui est non seulement avantageuse pour nous, mais aussi contraignante pour nous ainsi que pour nos patrons », a-t-il fait savoir.

Et de poursuivre : « La presse guinéenne veut opérer une révolution sans arme. Les armes d’une révolution c’est la compétence, l’engagement et la détermination. On doit se battre ensemble pour l’élaboration de cette convention collective, pour le faire il faut premièrement la détermination, deuxièmement l’engagement et troisièmes l’accompagnement ».

En outre, Ibrahim kalil Diallo déplore le comportement de certains journalistes qui, dit-il, n’accompagnent pas la lutte du SPPG. Avant de renchérir : « Au niveau des associations de presse, il y a toujours des blocus même si de parts et d’autres du côté des responsables on exprime une certaine volonté pour l’atteinte de notre objectif, qui est celui d’avoir une convention collective pour la presse en Guinée. Cette lutte là on doit la mener, sinon personne ne viendra nous aidés à changer nos conditions de vie et de travail » a conclut le secrétaire générale chargé des affaire juridiques et externes du SPPG.

 

 

Mohamed Kaba Soumah pour Journal Guinée

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