Environnement : Un rapport mondial mesure l’impact des changements de la biodiversité

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La 7e session de l’IPBES (Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services éco systémiques) à partir de lundi 29 avril à Paris et jusqu’au 4 mai. Durant cette conférence, un nouveau rapport, synthèse mondiale sur l’état de la nature et des écosystèmes, va être présenté aux représentants de 132 États. L’objectif est de contribuer à améliorer les politiques et les actions en faveur de la biodiversité pour les dix prochaines années.

Le rapport de l’IPBES a été établi par 150 experts internationaux issus de 50 pays, conciliant les sciences naturelles et sociales. Cette évaluation mondiale s’appuie sur plus de 15 000 documents, émanant des scientifiques et des gouvernements. C’est la toute première évaluation qui prenne en compte systématiquement les savoirs, les problématiques et les priorités des populations autochtones.

Au menu : les changements intervenus au cours des 50 dernières années et leurs conséquences sur l’ensemble des écosystèmes terrestres, des océans et des eaux intérieures ; les incidences du commerce mondial sur la biodiversité ; ainsi que les impacts du changement climatique et de la pollution.

Les enjeux de l’érosion de la biodiversité

« Les enjeux qui sont derrière cette érosion de la biodiversité sont majeurs en termes bien sûr de protection et de conservation de la nature, mais aussi dans les domaines culturel, économique, alimentaire et sanitaire, et c’est pourquoi les attentes sont fortes par rapport aux recommandations qui vont être faites pour les pouvoirs publics concernant la lutte contre cette érosion de la biodiversité », explique Thierry Caquet, directeur environnement à l’Institut national de la recherche agronomique (Inra).

Le rapport de l’IPBES étudie les causes de ces changements et les conséquences pour les populations. Puis il envisage l’avenir et les options politiques, traçant les futures trajectoires possibles pour les 30 ans à venir, selon six scénarios, si les tendances actuelles se poursuivent.

« Le temps de la recherche n’est pas nécessairement toujours le temps de l’action, mais nous avons déjà des connaissances qui ont été accumulées sur les dernières dizaines d’années qui nous permettent de faire des propositions en termes d’appuis à la gestion, notamment en ce qui concerne la conservation des espèces, décrypte Thierry Caquet, de l’Inra. Le problème n’est pas tant de développer des connaissances que de les mettre en œuvre. Et c’est pourquoi il est indispensable de transférer ces connaissances aux acteurs de la gestion, qu’il s’agisse des pouvoirs publics ou des acteurs privés, et c’est l’une des ambitions de l’IPBES. »

 

Yacine Diallo pour Journal Guinée

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