Education : Aboubacar Soumah menace encore !

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Le syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée est très remonté contre le premier ministre. Au terme d’une réunion des enseignants tenue ce mardi à Donka, le SLEEG a menacé de boycotter l’ouverture des classes prévue le 3 octobre prochain. La semaine dernière Kassory Fofana avait mis les pieds dans plat en soutenant que les 8 millions ne sont pas envisageables. C’est ce qui a mis le feu au poudre. Comme la réponse du berger à la bergère, le patron du SLEEG a demandé à tous les enseignants de rester à la maison jusqu’à la satisfaction de leur revendication. Aboubacar Soumah a ensuite invité les parents d’élèves à garder leurs enfants à la maison.

 << Considérant la déclaration du Premier ministre, Monsieur Kassory Fofana, considérant également les dispositions que le gouvernement est en train de prendre à travers la mise en place d’une structure syndicale uniquement installée pour défendre les intérêts du gouvernement et non des travailleurs, l’ensemble des structures à la base à travers le bureau exécutif national du SLECG, nous décidons qu’il n’y aura pas d’ouverture des classes en République de Guinée tant que les huit millions ne sont pas négociés et obtenus à la satisfaction de la revendication de l’ensemble des enseignant de la République de Guinée, a déclaré Aboubacar Soumah. Je lance un appel à tous les parents d’élèves et à tous les élèves de bien vouloir comprendre notre position qui va dans le sens de la qualification du système éducatif guinéen. Les parents nous ont demandé de bien vouloir accepter que les examens nationaux se tiennent, nous avons accepté leur demande. Vous savez dans quelles conditions ces examens se sont déroulés. Mais aujourd’hui, le gouvernement se trouve incapable de satisfaire à nos revendications. Or, les enseignants guinéens estiment aujourd’hui que nous ne saurions plus continuer à vivre dans cette pauvreté que nous avons supportée depuis la proclamation de l’indépendance guinéenne. Donc aujourd’hui, étant entendu, prouvé que les richesses sont créées çà et là à travers les recettes des différentes régies financières, à travers la création de beaucoup de sociétés minières, nous avons estimé que nous devons mettre fin à cette pauvreté que nous avons toujours vécue.>> 

 

 

 

N’bany Sidibé pour Journal Guinée

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